Le président de la République, Patrice Talon était devant les élus du peuple le vendredi 20 décembre dernier pour son discours sur l’état de la Nation. Son passage dans l’hémicycle continue de susciter des réactions. La dernière en date est celle de l’ancien ministre Valentin Djènontin, en exil en France.
La posture du Président de la République, lors de son passage au parlement pour son discours sur l’état de la Nation, a retenu l’attention de l’ancien ministre Valentin Djènontin. Pour ce dernier, le premier citoyen béninois n’a pas adopté une bonne posture. Dans un post publié ce dimanche 22 décembre, l’ancien ministre a livré son appréciation sur le passage du Chef de l’Etat au parlement d’une part, mais il s’est également prononcé sur son état d’âme. «… j’ai vu à la tribune, un président moralement et psychologiquement diminué, anxieux, agressif, ébranlé, fragilisé, apeuré, fébrile, vulnérable et très prétentieux. », a écrit l’ancien ministre. Par la suite, il décrit ses ressentis par rapport aux dernières phrases contenues dans le discours du Président Patrice Talon. « … j’ai été scandalisé par les dernières phrases du discours du chef. Elles sont empreintes de suffisance, d’arrogance, d’orgueil, de mépris, de menaces, d’intimidations vis-à-vis du peuple souverain, seul détenteur du pouvoir politique. J’ai vu un président qui, au lieu d’édifier la Nation par son discours, l’a plutôt défiée. » ajoute-t-il. Entre autres, le Président a délivré un message qui retrace son parcours à succès à la tête du Bénin. Toutefois, le clou de son passage sera l’interdiction de compromis susceptibles d’entraver le développement amorcé dans l’optique de plaire à qui que ce soit. « Finie, finie l’usurpation du pouvoir politique par des vendeurs d’illusions incompétents et mal intentionnés. Aucune supplication, aucun râlement, aucune menace ne nous fera reculer. Honorables députés, aucun compromis politique préjudiciable à notre développement ne sera concédé, pour plaire à qui que ce soit ou pour satisfaire un quelconque consensus politique. Le Bénin est au-dessus de tout ; la démocratie et la compétition politique devront, désormais, être exclusivement et absolument au service de notre développement », a lancé Patrice Talon pour conclure son discours.















