Affaire Boko-Homeky : un avocat des accusés voit une probable main politique dans le dossier

Lors d’une conférence de presse, Me Kato Atita, avocat de l’homme d’affaires Olivier Boko et de l’ancien ministre Oswald Homeky, interpellés pour atteinte à la..

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Lors d’une conférence de presse, Me Kato Atita, avocat de l’homme d’affaires Olivier Boko et de l’ancien ministre Oswald Homeky, interpellés pour atteinte à la sûreté de l’Etat, s’est prononcé sur l’affaire. C’était le 20 décembre dernier, où le conférencier a émis des réserves par rapport à l’allure que prend le traitement de l’affaire concernant son client, Olivier Boko. Il soupçonne une main invisible, vu le traitement hâtif du dossier, a-t-il déclaré.

Il y a-t-il une main invisible derrière le dossier atteinte à la sûreté de l’Etat pour lequel l’homme d’affaires Olivier Boko et l’ancien ministre des sports Oswald Homeky sont placés en détention provisoire ? La question taraude les esprits en effet puisque l’un des avocats de M. Boko est monté au créneau pour exprimer ses craintes. Me Paul Kato Atita a fait une sortie médiatique le 20 décembre dernier. Selon le compte rendu de la LNT, l’avocat a dénoncé la célérité avec laquelle la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), traite le dossier. « Les hommes politiques, un procès comme ça n’échappe pas à une influence politique. Il n’est pas exclu que ce soit des influences politiques qui poussent également la criet à faire ce qu’elle sait qu’elle n’aurait pas dû faire », a fait savoir l’avocat. Il émet des réserves quant à la façon dont le dossier est géré et conclut que l’objectif semble-t-il, est de vite juger M. Olivier Boko et ses coaccusés. Pour cet avocat, la Criet elle-même est en train de conduire le dossier d’une manière qu’elle n’aurait pas dû emprunter. Le dossier à en croire Me Kato Atita polarise les attentions des juges de la Criet qui s’y investissent, alors que d’autres affaires les attendent. Pour lui, le rythme effréné de la Criet conduit les avocats des accusés à moins se concentrer afin de préparer leur défense. Il n’écarte plus la thèse d’une main invisible derrière le dossier mais souhaite que la Criet prenne en compte certaines considérations. Il faut rappeler que la semaine dernière, la Cour constitutionnelle, sollicitée par la défense qui a soulevé une exception, a déclaré irrecevable, le recours des avocats de MM Boko et Homeky. L’homme d’affaires et l’ancien ministre sont placés en détention provisoire pour atteinte à la sûreté de l’Etat, tentative de corruption d’agent public et blanchiment de capitaux.

 

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