« Kiosque à journaux de Cotonou » : le gérant réagit au passage du bulldozer et de la police républicaine

Tristesse après la démolition du célèbre kiosque à journaux de Cotonou. Dans une intervention sur Bip radio, le fils du gérant, Dègan Audrey, est revenu..

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Tristesse après la démolition du célèbre kiosque à journaux de Cotonou. Dans une intervention sur Bip radio, le fils du gérant, Dègan Audrey, est revenu sur les circonstances dans lesquelles le déguerpissement est intervenu.

C’était dans la soirée du lundi 11 août 2025 aux environs de 16 heures. Dègan Audrey, selon son témoignage, n’était au courant de rien, même pas une petite sirène d’alerte, pour lui permettre de se préparer. Avec des machines à tracteurs, «ils ont tout bousillé, sans aucune pitié », se désole-t-il, avant d’ajouter : « J’étais sans voix. Je suis vraiment triste. C’est déplorable». Cette tristesse, à en croire Audrey Dègan, est également partagée par d’anciens fidèles clients. En effet, venus faire des achats, ces derniers constatent avec désarroi que le kiosque n’existe plus. Construit depuis 1997 par son père, Dègan Bonaventure, «Kiosque Morgue» de Cotonou est situé dans la zone du CNHU. Il est l’un des plus vieux kiosques à journaux du Bénin et reconnu en tant que tel dans la sous-région. À ce titre, «les gens viennent ici pour avoir des infos par rapport à la situation actuelle du pays», confie Audrey Dègan. Mais c’était avant. De ce souvenir, il n’en reste que des amas de papiers éparpillés le jour du passage du bulldozer. Rappelons que cette démolition est la conséquence d’une opération de libération de l’espace public enclenchée depuis quelques années au Bénin. Il faut s’attendre dans les tout prochains jours à des travaux de réfection du tronçon.

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