Le secrétaire général du Syndicat Autonome de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (SYNARES), Gabin Tchaou, a réagi à l’autorisation donnée par le gouvernement de signer des accords-cadres avec des experts et des universités pour contrôler et évaluer les enseignants-chercheurs du supérieur.
Après l’évaluation des enseignants du primaire et du secondaire, le gouvernement souhaite désormais évaluer ceux du supérieur. Cette décision a été prise lors du conseil des ministres du mercredi 18 septembre 2024, avec pour objectif de promouvoir la qualité de l’enseignement et des travaux de recherche. Cependant, le secrétaire général du SYNARES rappelle que cette mission est déjà assurée par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). « Les enseignants du supérieur au Bénin sont régulièrement évalués, et c’est ce que fait le CAMES. Pour ce faire, le CAMES invite parfois des collègues enseignants des pays du Nord. Dire aujourd’hui qu’on veut évaluer nos enseignants du supérieur en faisant appel à des experts étrangers, on verra bien ce que cela donnera », a-t-il déclaré. Gabin Tchaou encourage l’État à se concentrer sur le recrutement d’enseignants et la construction d’infrastructures. « Nous estimons que les ressources prévues pour solliciter des compétences internationales afin d’évaluer des enseignants qui sont déjà régulièrement évalués et qui s’auto-évaluent dans leurs conseils pédagogiques pourraient être réorientées. Nous pensons que ces ressources pourraient servir à recruter massivement des enseignants, améliorer l’encadrement des étudiants, construire des infrastructures comme des salles de classe et des amphithéâtres pour accueillir les étudiants nombreux, et équiper nos laboratoires, bibliothèques et centres numériques », a-t-il ajouté lors de son entretien avec BIP Radio. Lire aussi: [Actualités :L’Allemagne recrute 250 000 travailleurs kenyans pour combler le déficit de main-d’œuvre)>https://www.linvestigateur.info/?L-Allemagne-recrute-250-000-travailleurs-kenyans-pour-combler-le-deficit-de&var_mode=calcul] Processus de sélection des experts D’après le compte rendu du conseil des ministres, la Délégation au Contrôle et à l’Éthique dans l’Enseignement Supérieur a reçu l’autorisation de solliciter les services d’experts individuels et d’universités renommées. À cet effet, elle a lancé trois appels internationaux à manifestation d’intérêt, qui ont permis de sélectionner 38 experts de notoriété internationale et deux grandes universités canadiennes. Ces universités pourraient fournir des dizaines d’autres experts. La Délégation dispose également d’une base de données sur tous les enseignants-chercheurs des universités publiques du Bénin et d’un accès à celle des alumni du CAMES, contenant des centaines d’experts africains. Pour mener à bien cette mission, le Conseil a autorisé la signature d’accords-cadres avec les experts et universités sélectionnés pour le contrôle et l’évaluation des enseignants et chercheurs du supérieur.















