Liban : une attaque attribuée à Israël mardi dernier fait moins neuf morts et près de 2 800 blessés

Une attaque attribuée à Israël a eu lieu au Liban, ce mardi. Au moins neuf personnes sont mortes et près de 2 800, principalement des membres du Hezbollah sont blessées. L’organisation chiite a promis des représailles, tandis que Beyrouth se prépare à porter plainte contre Israël devant l’ONU. Le Liban a été touché par une…

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Une attaque attribuée à Israël a eu lieu au Liban, ce mardi. Au moins neuf personnes sont mortes et près de 2 800, principalement des membres du Hezbollah sont blessées. L’organisation chiite a promis des représailles, tandis que Beyrouth se prépare à porter plainte contre Israël devant l’ONU.

Le Liban a été touché par une cyberattaque qui a laissé le pays dans un état de stupeur et de colère. En l’espace de quelques minutes, des milliers de bipeurs, des appareils de communication portés par les membres du Hezbollah, ont explosé simultanément. Ces dispositifs, utilisés par les combattants pour éviter d’être repérés par des technologies de surveillance, ont fait neuf morts, dont une fillette, et environ 2 800 blessés. La plupart des victimes sont des membres du Hezbollah, dont certains ont été gravement mutilés ou aveuglés par les explosions. Dans les hôpitaux de Beyrouth, les scènes de chaos sont poignantes. À l’hôpital universitaire Geitaoui, les urgences sont saturées, et les médecins font face à un afflux de blessés. « Nous sommes submergés, les salles d’opération sont pleines et de nombreux patients sont dans un état critique », a déclaré Naji Abi Rached, le directeur médical de l’établissement. Des appels aux donneurs de sang ont été lancés à travers tout le pays pour venir en aide aux victimes. Malgré un secteur de la santé affaibli par des années de crise économique et politique, le personnel médical a répondu en masse pour gérer cette situation d’urgence. Parmi les 2 800 blessés, près de 200 se trouvent dans un état critique, tandis que des dizaines ont perdu la vue. La douleur est immense pour des familles comme celle de Bilal Menhem, maire de Sohmor, dans la vallée de la Békaa, un fief du Hezbollah. Son fils Abbas, âgé de 28 ans, fait partie des victimes. « Mon fils est un héros mort en martyr pour le Liban. Il est tombé en soutien aux opprimés de Gaza », a-t-il témoigné, plein de fierté et de tristesse. Lire aussi: [Bénin :des précisions sur les 02 policiers tués dans une attaque terroriste à Karimama)>https://www.linvestigateur.info/?Benin-des-precisions-sur-les-02-policiers-tues-dans-une-attaque-terroriste-a&var_mode=calcul] Le Hezbollah, tout comme les autorités libanaises, attribue cette attaque à Israël, dans un contexte de tensions accrues à la frontière entre les deux pays. Le gouvernement a décrété la fermeture des écoles et des administrations publiques pour la journée du mercredi 18 septembre, dénonçant une « agression criminelle » qu’il assimile à un crime de guerre. Beyrouth a déjà annoncé son intention de porter plainte contre Israël au Conseil de sécurité des Nations Unies. Au-delà du bilan humain, cette attaque représente un coup dur pour le Hezbollah, dont une partie du système de communication a été compromise. L’explosion des bipeurs, qui constituaient un outil essentiel pour la sécurité des combattants, soulève des questions sur la vulnérabilité des protocoles de communication de l’organisation. Pourtant, malgré cette brèche, les capacités militaires du Hezbollah restent intactes, et le parti continue de menacer de représailles. Hassan Nasrallah, le chef de l’organisation, doit s’exprimer ce jeudi pour réagir à cette attaque.

 

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