BAC 2026 au Bénin : Rayan Seton Egbogbé, major national avec 18,80, dévoile sa recette magique

Avec une moyenne de 18,80/20, Rayan Seton Egbogbé, élève au collège catholique Saint Jean-Baptiste, a terminé premier du Bénin au Baccalauréat session de juin 2026. Dans un entretien accordé à Banouto, le lauréat de la série G2 est revenu sur sa méthode de travail, ses résultats et ses ambitions. Distingué le vendredi 31 juillet 2026…

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Avec une moyenne de 18,80/20, Rayan Seton Egbogbé, élève au collège catholique Saint Jean-Baptiste, a terminé premier du Bénin au Baccalauréat session de juin 2026. Dans un entretien accordé à Banouto, le lauréat de la série G2 est revenu sur sa méthode de travail, ses résultats et ses ambitions.

Distingué le vendredi 31 juillet 2026 à Cotonou lors de la cérémonie nationale du Mérite et de la Mémoire, en présence de la vice-présidente de la République, Rayan dit aborder cette reconnaissance avec beaucoup d’humilité. Pour lui, ce prix est d’abord un devoir de gratitude envers ses parents, sa famille, ses amis et son collège qui ont cru en lui.

Le major national a brillé dans presque toutes les matières : 20/20 en mathématiques, 20/20 en études de cas, 19/20 en droit, 19/20 en économie, 18/20 en anglais et 14/20 en français. Sa réussite n’est pas le fruit du hasard. Elle repose sur une organisation millimétrée.

En semaine, il alterne travail et repos pour éviter l’épuisement. Le samedi matin est consacré aux travaux dirigés de 7h à 12h, puis il se repose avant d’anticiper les cours de la semaine suivante le dimanche. Sa méthodologie : cibler les périodes d’examens, travailler prioritairement sur ses lacunes, analyser les sujets des années précédentes pour repérer les tendances, et s’inspirer du parcours des anciens majors. « Je fais tout pour être en avance sur le cours, en classe », a-t-il déclaré.

Le déclic

Durant son parcours scolaire, Rayan Seton Egbogbé n’a pas toujours été premier. Si au primaire il se contentait juste de passer en classe supérieur à l’instar des apprenants ordinaires, le déclic est venu au collège avec le BEPC, où il a obtenu 17,72. Dès lors, il choisit de poursuivre ses études en série G2 plutôt que la C. En première, il décroche le CAP avec 18,33 et finit 7ᵉ au plan national. De la seconde en terminale, il n’est jamais descendu sous la barre de 17 de moyenne.

S’il n’a pas eu de répétiteur à domicile, il salue le rôle de ses enseignants, notamment Messieurs Aholou, Yédomon, Soumavo, Affodjeto et Houngbénou, qui l’ont particulièrement accompagné en comptabilité depuis la seconde.

Partagé entre étude et divertissement

Fils d’un juriste et enseignant de droit, Rayan insiste sur le soutien de ses parents. Ils lui ont accordé leur confiance et ne l’ont jamais harcelé pour qu’il révise, car ils savaient qu’il s’était fixé des objectifs. Loin du cliché du major uniquement rivé aux livres, il joue aux jeux vidéo, suit l’actualité politique et utilise les réseaux sociaux pour ses recherches. Il s’intéresse aux figures de l’économie mondiale comme Kristalina Georgieva du FMI et Ngozi Okonjo-Iweala de l’OMC. Ses camarades le surnomment d’ailleurs « le logiciel » ou « le geek ».

Pour Rayan Seton Egbogbé les nouvelles technologies ne constituent pas un frein à l’apprentissage lorsqu’elles sont bien gérées. « L’important, c’est de faire confiance à l’enfant », dit-il.

Pour la suite, Rayan vise l’expertise comptable, la gestion des risques ou la finance quantitative. Passionné d’informatique, il a suivi des cours de programmation en ligne et a même participé à des concours de robotique et d’IA où son équipe a terminé 5ᵉ au plan national. Désormais son ambition est claire : travailler dans des institutions internationales comme la BCEAO, le FMI ou la Banque mondiale, à l’image des modèles tels que le Président de la République Romuald Wadagni. Il rêve depuis la 6ᵉ des universités de l’Ivy League aux États-Unis ou de l’École de commerce de Grenoble. Mais il n’exclut pas de poursuivre au Bénin si les conditions lui permettent d’atteindre le même niveau. Pour finir, il a  invité les autres bons élèves non décorés à persévérer.

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