Macky Sall candidat à l’ONU : nouvelle réaction de Diomaye Faye

Le soutien des autorités sénégalaises à la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ne faiblit toujours pas. Dans une nouvelle interview accordée à RFI, jeudi 24 septembre 2026, en marge de l’Assemblée générale de l’Organisation, le Président Bassirou Diomaye Faye a défendu le profil de son…

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Macky Sall de retour au Sénégal deux ans après

Le soutien des autorités sénégalaises à la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ne faiblit toujours pas. Dans une nouvelle interview accordée à RFI, jeudi 24 septembre 2026, en marge de l’Assemblée générale de l’Organisation, le Président Bassirou Diomaye Faye a défendu le profil de son prédécesseur, qu’il présente comme le meilleur candidat pour l’Afrique.

Interrogé sur l’état actuel de l’ONU, le chef de l’État sénégalais a rappelé l’esprit originel de l’organisation, née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour éviter que le monde ne replonge dans le chaos. Selon lui, l’ONU apparaît aujourd’hui en deçà de sa mission fondatrice aux yeux de nombreux observateurs. Et c’est précisément pour cela qu’il faut la réformer et redonner toute sa place au multilatéralisme face aux initiatives bilatérales.

Dans son intervention, le président Faye a également insisté sur la sous-représentation de l’Afrique au sein des instances onusiennes. Il a réaffirmé la revendication du continent d’obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité, une exigence d’autant plus légitime que l’Afrique comptera 2,5 milliards d’habitants à l’horizon 2050.

C’est dans ce contexte qu’il justifie son soutien à Macky Sall, alors même que de nombreux observateurs jugent ses chances très faibles. Contrairement à ce pessimisme ambiant, Bassirou Diomaye Faye estime que la candidature de son prédécesseur reste intacte. Il souligne que tant que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité n’ont pas tranché, aucun pronostic n’est définitif. Les tractations se poursuivent, assure-t-il, avec les détenteurs du droit de veto.

Défendre la place de l’Afrique

Pour le président sénégalais, l’argument principal reste le profil du candidat. Macky Sall incarnerait, mieux que quiconque, la voix de l’Afrique pour réclamer une meilleure place au sein de l’ONU et porter la réforme de l’architecture financière internationale. Fort de son expérience à la tête du Sénégal et confronté à la problématique de la dette qui freine les ambitions des pays du Sud, il serait le mieux placé pour défendre les intérêts du continent. C’est pourquoi, a-t-il expliqué, le Sénégal a le devoir de le soutenir.

Et d’ajouter : « Je pense que la place qui doit être celle de l’Afrique au sein de l’ONU ne peut être mieux défendue que par un Africain ».

Cet optimisme affiché tranche toutefois avec la réalité des votes indicatifs au Conseil de sécurité. En effet, lors du troisième vote organisé à huis clos le vendredi 18 septembre 2026, l’ancienne vice-présidente du Costa Rica, Rebeca Grynspan, est arrivée en tête avec neuf avis favorables, cinq défavorables et une abstention. Elle devance de peu la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett, créditée de huit encouragements, six découragements et un sans opinion, qui avait occupé la première place en août.

Huit candidats, dont cinq femmes et trois hommes, sont en lice pour décrocher le poste de Secrétaire général de l’ONU, parmi lesquels l’Ougandais Olara Otunnu, l’Argentin Rafael Grossi et l’ancien président sénégalais Macky Sall. Depuis le début du processus, Macky Sall est absent du podium. Un mauvais signal pour la suite, alors que pour être recommandé à l’Assemblée générale, un candidat devra obtenir au moins neuf voix et éviter le veto d’un des cinq membres permanents : États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni.

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