Le lieutenant-colonel Pascal Tigri, en fuite après les événements du 7 décembre 2025, a été remplacé à la tête des Forces Spéciales de la Garde nationale, selon le document de nomination consulté par l’Investigateur.
La décision 2026-0554/EMGN/DRH/BEGP/SCH/SEC portant nomination du commandant du « Groupement des Forces Spéciales de la Garde Nationale », du 14 avril 2026, fait place au remplaçant du lieutenant-colonel Pascal Tigri. En effet, l’article premier de cette décision signée par le Général de Brigade Faïzou Gomina, et consultée par l’Investigateur, stipule que le Chef de Bataillon Bossou Ayélogou Edmond, est nommé Commandant du « Groupement des Forces Spéciales de la Garde Nationale ». Selon l’article 2, « la décision qui abroge toutes dispositions antérieures contraires prend effet dès sa signature ». Précédemment, le Groupement des Forces Spéciales de la Garde Nationale avait été dirigé par le Lieutenant-colonel Pascal Tigri. Il a commandé le troisième Groupement inter-armes de la Garde nationale des forces armées béninoises après sa création en 2023 au 3 janvier 2025. Commandant des forces spéciales de la Garde nationale au moment de la tentative de coup d’État, ce militaire âgé d’une quarantaine d’années, est désigné selon les autorités béninoises comme le « cerveau » du putsch manqué. La Garde nationale, un corps d’élite, a été créé en 2020. Il se compose de commandos « extrêmement bien formés », selon les informations. Les éléments de ce corps interviennent notamment sur des missions de sauvetage d’otages et sont habitués aux opérations délicates. Ils disposent aussi d’un entraînement qui leur a appris à survivre plusieurs semaines en pleine brousse, selon les informations de la BBC. Il s’agit d’une unité et pas des moindres de l’armée béninoise. En effet, le dimanche, 7 décembre 2025, le lieutenant-colonel Pascal Tigri a pris part à l’allocution télévisée d’un groupuscule de soldats qui s’est baptisé « Comité militaire pour la refondation », dont il est le chef. Ces soldats qui seraient partis de la caserne de Togbin, à la périphérie de Cotonou, selon le gouvernement, ont attaqué certains symboles de la République et avaient annoncé avoir démis le Président Patrice Talon de ses fonctions et mis fin aux institutions de la République. Très vite, ils seront déboutés par l’armée loyale, surtout après l’apparition du ministre de l’intérieur Alassane Séïdou qui avait laissé entendre que le gouvernement démocratiquement élu, a repris la main. « Au petit matin (…), un groupuscule de soldats a engagé une mutinerie dans le but de déstabiliser l’État et ses institutions. Face à cette situation, les Forces armées béninoises et leur hiérarchie, fidèles à leur serment, sont restées républicaines. Leur riposte a permis de garder le contrôle de la situation et de faire échec à la manœuvre. Aussi, le gouvernement invite-t-il les populations à vaquer normalement à leurs occupations », avait déclaré le ministre de l’Intérieur béninois, Alassane Seidou, à la télévision nationale. Par la suite la justice a engagé ses procédures. Une quarantaine de mutins présumés sont arrêtés et déférés en prison. Ils attendent d’être jugés alors que d’autres en fuite comme le lieutenant-colonel Pascal Tigri, sont visés par des mandats d’arrêt internationaux. Pascal Tigri, toujours en cavale, est décrit comme un soldat « discret » voire « presque réservé ». Il aurait joué un rôle non négligeable dans la lutte contre le terrorisme aux frontières du Bénin, ces dernières années.Bénin : le Chef de Bataillon Bossou Ayélogou Edmond nommé commandant des forces spéciales de la Garde nationale
Le lieutenant-colonel Pascal Tigri, en fuite après les événements du 7 décembre 2025, a été remplacé à la tête des Forces Spéciales de la Garde..
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