‘’Trêve politique’’ au Bénin : une absence de critiques après la révision ? La réponse du gouvernement

Les sujets qui font l’objet de débats après la révision de la constitution demeurent la Création du Sénat d’une part, et l’instauration de « trêve..

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Les sujets qui font l’objet de débats après la révision de la constitution demeurent la Création du Sénat d’une part, et l’instauration de « trêve politique » d’autre part. Le denier point préoccupe plus d’un et beaucoup l’expliquent par une hibernation totale des activités politique y compris l’absence de critiques. Mais pour le porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji, ce n’est pas justement le cas.

C’est en conférence de presse vendredi dernier que le porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji est revenu de long en large sur « la trêve politique « instaurée dans la constitution révisée. Au Bénin, le débat politique sera-t-il hypothéqué par la trêve politique de six (06) ans instaurée dans la constitution révisée ? Cette préoccupation est devenue le point central des discussions depuis la révision de la constitution dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 novembre 2025. « La trêve politique ne veut pas dire que les partis politiques n’existent plus », a rappelé le porte-parole du gouvernement vendredi devant la presse. A en croire l’ancien journaliste, ce qui est interdit reste la « réclame politique permanente ». Dans sa volonté de changer les choses et d’orienter le peuple vers le développement, le gouvernement veut mettre fin aux critiques sans aucun fondement et surtout basées sur des intérêts inavoués. C’est-à-dire qu’ « on commence à dire que le président est mauvais, il faut qu’il dégage »,juste au lendemain d’une élection selon Wilfried Houngbédji. En d’autres termes, la « trêve politique » ne constitue guère un frein à la démocratie. C’est au contraire une manière de permettre au président de travailler convenablement. « Si le Chef de l’Etat réussit, c’est au profit de la nation entière. S’il échoue, il aura perdu du temps à toute la nation », a-t-il expliqué. Car, selon le constat, l’échec vient « parce que les politiciens le tirent vers l’arrière ». A un an de la fin du mandat du président élu, les intrigues politiciennes peuvent reprendre. « Le débat politique demeure. Le débat politicien, on peut le différer », a déclaré le porte-parole. Il faut dire qu’au terme de la révision de la constitution, le mandat présidentiel comme celui des députés et maires est désormais passé à 7 ans. Il est renouvelable une seule fois pour le président qui ne doit pas faire plus de deux mandats. 90 députés ont approuvé cette nouvelle constitution pour 19 contre. Mais il reste que la Cour constitutionnelle se prononce sur sa constitutionnalité avant toute promulgation par le président de la République.

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