Suspension des Médias : « Le Patriote » prend acte de la décision de la HAAC et en appelle au professionnalisme de ses confrères

A travers la décision N° 25/0006/HAAC DU 25 JANVIER 2025, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), a suspendu deux journaux paraissant..

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A travers la décision N° 25/0006/HAAC DU 25 JANVIER 2025, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), a suspendu deux journaux paraissant au Bénin. Il s’agit de l’Audace Info et de Le Patriote. Le dernier Quotidien sur la liste, par le truchement d’un message, dit avoir pris acte de la décision de l’instance de régulation des médias au Bénin. Très respectueuse de ladite décision, La Rédaction du Journal Le Patriote, a suspendu ses parutions et ses publications sur son site internet. Dans le message ci-dessous, elle s’adresse au peuple béninois. Lire son message.

Le Mardi 21 Janvier 2025, La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a, à la grande surprise de tout le peuple beninois , décidé de suspendre six (06) médias dont notamment votre journal « *LE PATRIOTE* », jusqu’à nouvel ordre. Depuis ce jour, le journal, par respect pour les institutions de notre pays, a cessé de paraître quand bien même les raisons avancées pour cette suspension soulèvent assez d’interrogations. Tout en prenant le peuple béninois et la communauté internationale à témoin de l’allure inquiétante que prend la repression et la sauvegarde de la liberté de presse au Bénin, nous voudrions remercier très sincèrement nos lecteurs de par le monde entier pour leur soutien, leur encouragement, leur confiance et surtout leur amour pour la presse impartiale, la pluralité et la véracité de l’informations qu’a adopté « *LE PATRIOTE* » à travers ses productions. Nous en appelons au patriotisme et au professionnalisme de tous les confrères et consœurs afin que le pouvoir de l’information et d’éveilleur des consciences, dévolu à la presse ne meurt. Quant aux animateurs du journal que nous sommes, nous vous rassurons que, ni notre engagement, ni notre moral et encore moins notre sens de professionnalisme ne fléchira et rien ne nous empêchera d’exercer, avec la même vigueur, notre noble métier de journaliste, même suite à cette décision liberticide dans un pays supposé être démocratique. « *Une presse libre peut bien sûr être à la fois bonne et mauvaise, mais, très certainement, sans liberté, la presse ne sera jamais que mauvaise»* , dit Albert Camus. Et nous croyons fermement avec Walter Cronkite que, *« La liberté de la presse n’est pas seulement importante pour la démocratie, elle est la démocratie. ». La rédaction du journal, LE PATRIOTE

 

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