Succession de Talon : Bénin 2026 ou le duel des relèves politiques
Talon a façonné sa relève. Yayi, lui, cherche encore la sienne. Et si on s’acheminait vers un duel de relève en 2026 ? Relève de..
Talon a façonné sa relève. Yayi, lui, cherche encore la sienne. Et si on s’acheminait vers un duel de relève en 2026 ? Relève de Talon et relève de Yayi ! À l’approche de 2026, le compte à rebours est lancé. Patrice Talon mise sur Romuald Wadagni, ministre des Finances respecté, produit d’une gouvernance exigeante. Sa candidature illustre un passage de témoin pensé, préparé et assumé.
Le contraste est fort avec 2016. Boni Yayi avait choisi Lionel Zinsou, brillant mais extérieur à son héritage qui aurait pu être Nassirou Arifari Bako, François Abiola ou un autre. Le résultat a été sans appel : Talon a remporté le challenge. Depuis, une évidence s’est imposée : la relève doit être à la fois compétente et enracinée. Mais Yayi n’a pas tout perdu. Certaines figures issues de son sillage restent présentes : les anciens ministres Ganiou Soglo, Martial Sounton… Mais on ne doit pas oublier une personnalité discrète mais qui attire aussi l’attention : héritier d’un nom historique, diplomate aguerri, habitué des arcanes de l’État. Nonobstant ses déboires avec Les Démocrates en 2021 où il a tenté d’aller à la présidentielle comme vice-président de Joël Aïvo, l’ambassadeur Moïse Kérékou, fils du feu Général Président, figure emblématique de l’unité nationale, incarne pour beaucoup une option crédible, capable de faire le grand écart, de rallier les indécis, et de rassembler une opposition en difficulté.
Les autres alternatives indiquées dans l’opinion paraissent problématiques : Eric Houndété a été l’un des plus virulents critiques de Yayi ne se retrouve pas dans son héritage ; Nourou Dine Saka Sakey, homme d’opposition endurci et activiste de réseaux sociaux sans véritable expérience politique, non plus et Bio Sawé, banquier respecté mais nouveau politicien par défaut qui souffre du handicap symbolique et régionaliste. Dans ce contexte, l’opposition n’aura de poids qu’en se rassemblant autour d’une figure claire, légitime et fédératrice. 2026 sera donc plus qu’un duel de programmes. Ce sera un test de relève formée et surtout de maturité politique. Le pouvoir a son joker. Mais l’opposition pourrait aussi avoir le sien et permettre au filles et fils du pays de l’Amazone de renouer avec la ferveur électorale d’autrefois.
Dr Hubert DJOGUÉ
Cotonou, le 15 septembre 2025
Tags: EXPOSITION
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