Six mois après sa condamnation définitive pour diffamation, il y a un nouveau rebondissement dans le dossier du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko. Ses avocats ont engagé une procédure de révision du procès qui l’opposait à l’ancien ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang.
La condamnation en juillet 2025 pour diffamation, a scellé l’inéligibilité de Ousmane Sonko à l’élection présidentielle de 2024. Désormais à la tête du gouvernement sénégalais, l’ancien opposant n’entend pas laisser ce verdict mettre sa trajectoire politique, entre parenthèses. Ses avocats ont annoncé avoir saisi la Cour suprême d’un recours en révision, une procédure exceptionnelle mais prévue par la loi au Sénégal. Conformément à l’article 92 de la loi organique sur la Cour suprême, une décision pénale définitive peut en effet être révisée lorsqu’un élément nouveau est susceptible de faire naître un doute sérieux sur la culpabilité du condamné. Dans le cas de premier ministre, la défense s’appuie sur un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), auquel Ousmane Sonko aurait eu accès après son entrée à la primature. Bien que non rendu public, ce document établirait, selon ses avocats, l’existence de dépenses publiques irrégulières qui impliquent Mame Mbaye Niang. Ce rapport viendrait ainsi étayer les accusations portées à l’époque par Ousmane Sonko, aujourd’hui qualifiées de diffamation par la justice, et pourrait démontrer que l’ancien opposant n’a fait que révéler des faits qui existent. La Cour suprême devra d’abord se prononcer sur la recevabilité du recours, à la demande de la garde des Sceaux. Si celle-ci est validée, un nouveau procès serait organisé devant une juridiction différente, avec un réexamen complet des faits. Les conséquences d’une éventuelle révision favorable seraient majeures. « Si le Premier ministre est innocenté, tous les effets de la décision initiale seront nuls et non avenus », explique Ousseynou Samba, professeur de droit pénal à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Cela concernerait notamment les 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts que Mame Mbaye Niang réclame, somme qu’Ousmane Sonko a jusqu’ici refusé de verser. Au-delà de l’aspect financier, une telle issue pourrait également lever toute ambiguïté juridique autour d’une éventuelle inéligibilité future du chef du gouvernement.Ousmane Sonko candidat à la présidentielle en 2029 ? Nouveau rebondissement dans son dossier
Six mois après sa condamnation définitive pour diffamation, il y a un nouveau rebondissement dans le dossier du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko. Ses avocats..
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