Sénégal : Bassirou Diomaye Faye nomme un nouveau président à la tête du Conseil constitutionnel

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a nommé, par décret en date du 13 juillet 2026, le magistrat Ousmane Diagne président du Conseil constitutionnel. Il succède à Mamadou Badio Camara, décédé. Le Sénégal a un nouveau président du Conseil constitutionnel. Dans un communiqué publié ce lundi 13 juillet, la présidence de la République a annoncé…

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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye nomme un nouveau président à la tête du Conseil constitutionnel

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a nommé, par décret en date du 13 juillet 2026, le magistrat Ousmane Diagne président du Conseil constitutionnel. Il succède à Mamadou Badio Camara, décédé.

Le Sénégal a un nouveau président du Conseil constitutionnel. Dans un communiqué publié ce lundi 13 juillet, la présidence de la République a annoncé la nomination d’Ousmane Diagne comme membre et président de la haute juridiction, en remplacement de Mamadou Badio Camara, décédé.

Magistrat de carrière, Ousmane Diagne dispose d’un parcours reconnu au sein de l’appareil judiciaire sénégalais. Il a notamment exercé les fonctions de procureur général près la Cour d’appel de Dakar, de premier avocat général près la Cour suprême ainsi que de ministre de la Justice, garde des Sceaux.

Sa nomination intervient à un moment où le Conseil constitutionnel occupe une place centrale dans les équilibres institutionnels du pays.

Une nomination dans un contexte politique sous tension

L’arrivée d’Ousmane Diagne à la présidence du Conseil constitutionnel intervient alors que les institutions sénégalaises traversent une période de fortes turbulences.

Fin juin, l’Assemblée nationale, dominée par le Pastef d’Ousmane Sonko, avait adopté une réforme visant à renforcer les prérogatives du Parlement et à interdire au président de la République de diriger un parti politique. Le texte était perçu par les proches de Bassirou Diomaye Faye comme une tentative de limiter la marge de manœuvre du chef de l’État.

Saisi par le président de la République, le Conseil constitutionnel a finalement invalidé cette réforme le 9 juillet, estimant qu’elle ne respectait pas les exigences procédurales et le principe de séparation des pouvoirs.

Cette décision a replacé la haute juridiction au cœur de la confrontation entre l’exécutif et la majorité parlementaire.

Le Conseil constitutionnel au centre du bras de fer

Si Ousmane Sonko avait d’abord déclaré prendre acte de la décision des « sept sages », son discours a rapidement évolué.

Le président de l’Assemblée nationale a multiplié les critiques contre le Conseil constitutionnel, l’accusant d’entraver les réformes voulues par sa majorité. Quelques jours plus tard, il est allé plus loin en menaçant de faire tomber le gouvernement « autant de fois que nécessaire » grâce aux motions de censure dont dispose sa majorité parlementaire.

Face à cette montée des tensions, le Conseil constitutionnel apparaît plus que jamais comme un arbitre essentiel du fonctionnement des institutions sénégalaises.

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