La Fédération Nationale des Collectifs des Enseignants Pré-Insérés du Bénin (FéNaCEPIB) a dénoncé, mardi 9 septembre 2025, les récents propos tenus par le président du parti Union Progressiste le Renouveau (UP-R), Joseph Djogbénou, sur le reversement des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME).
En effet, à N’Dali le 8 septembre 2025, l’ancien ministre de la justice du président Patrice Talon a déclaré que le reversement des AME n’est pas une priorité face aux problèmes de route, l’eau, l’électricité, et d’industrialisation. « Si nous faisons par démagogie le reversement, la route que nous faisons jusqu’à Malanville, nous aurons des problèmes, nous aurons des problèmes d’électricité, d’eau, d’infrastructures, d’industrialisation, de transformation des produits », a-t-il indiqué en réaction aux nombreuses voix qui s’élèvent en faveur du reversement des AME déjà déployés. Ces propos du professeur émérite de droit à l’université d’Abomey-Calavi, n’ont pas reçu d’échos favorable au sein de la FéNaCEPIB. Dans un message rendu publique ce mardi 9 septembre 2025, la fédération, par la voix de ses porte-parole, Ferdinand Sourou MISSENHOUN et Pierrot Sourou Léon AKODJENOU, dénonce une telle déclaration qu’elle considère comme « un affront aux enseignants pré-insérés » mais aussi « une offense à l’intelligence nationale ». « Opposer l’éducation aux infrastructures est une grave erreur de jugement. Sans école, il n’y a ni ingénieurs pour construire des routes, ni techniciens pour maintenir l’électricité, ni chercheurs pour industrialiser. Les routes et les usines n’ont de sens que si des citoyens formés existent pour les concevoir, les gérer et les développer. L’éducation est l’infrastructure des infrastructures », argumente la FéNaCEPIB. « La véritable démagogie n’est pas dans notre revendication, mais dans le discours qui prétend sacrifier l’avenir de milliers d’enfants sous prétexte de routes et de béton, d’électricité, etc. Ce discours est une fuite de responsabilité, une tentative maladroite de justifier l’injustifiable : dix années sans concours, dix années sans véritable plan pour stabiliser l’école publique », a-t-il dénoncé invitant le gouvernement béninois à « honorer sa promesse ». Lors d’une récente sortie, le ministre des enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a réitéré l’engagement du gouvernement a effectivement reversé, vague par vague, tous les AME. Seulement, « l’exigence que moi je fais pour qu’ils soient reversés effectivement, c’est la qualité de leur prestation. N’est pas enseignant qui veut mais qui peut et qui comprend ce qu’il doit faire et qui le fait déjà par rapport même à son niveau de connaissance à son niveau de compétence. Si les insuffisances relèvent de l’État, on ne peut pas le faire porter mais tout au moins qu’ils soit ponctuels, qu’il soient assidus et qu’ils fassent leur travail et il y a rien à faire, ils vont devenir ACDPE et pourquoi pas devenir fonctionnaire de l’État », a-t-il expliqué, dans un entretien accordé au Journal L’Express. Alors qu’une nouvelle rentrée scolaire s’ouvre bientôt, les AME multiplient les appels, invitant le gouvernement à se pencher sur leur cas, gage, selon eux, d’un système éducatif en bonne santé.« Sans école, il n’y a ni ingénieurs pour construire des routes …», Réaction du Collectif des AME au président de l’UP-R
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