Avec l’investiture de Romuald Wadagni à la présidence du Bénin ce dimanche 24 mai 2026, Nathalie Villette-Wadagni accède officiellement au statut de Première dame. Longtemps restée en retrait de la scène médiatique, cette Franco-burkinabè au parcours académique et professionnel remarquable s’est imposée dans les milieux de la finance internationale avant d’entamer un virage vers les questions de gouvernance et d’engagement sociétal.
Jusqu’ici peu connue du grand public béninois, Nathalie Villette-Wadagni entre désormais dans une nouvelle dimension publique. Épouse du nouveau président de la République Romuald Wadagni, elle devient officiellement Première dame du Bénin à la faveur de l’investiture présidentielle organisée à Cotonou ce dimanche 24 mai 2026.
Cette nouvelle ascension est une nouvelle étape pour celle qui a construit l’essentiel de sa carrière loin des projecteurs, dans les sphères exigeantes de la finance internationale. Née en 1975, Nathalie Villette-Wadagni a un parcours académique de haut niveau. Diplômée de l’Université Paris-Dauphine en banque et finance, elle poursuit sa formation à l’Université Paris 13 avant d’intégrer plusieurs programmes exécutifs de renom, notamment à la Harvard Business School et à la Saïd Business School.
C’est à Londres qu’elle développe une large partie de son expertise professionnelle. Entre 2000 et 2012, elle évolue au sein de la banque suisse UBS dans les domaines du financement structuré, des prêts syndiqués, des restructurations de dettes et des opérations de rachat à effet de levier. Son expérience l’amène à travailler sur des dossiers complexes qui impliquent de grandes multinationales.
En 2013, elle rejoint le groupe bancaire panafricain Ecobank Transnational Incorporated. Au fil des années, elle gravit les échelons jusqu’à occuper des fonctions de premier plan. Responsable des grandes entreprises mondiales puis du bureau britannique de la banque de financement et d’investissement du groupe, elle supervise des équipes réparties entre Londres, Dubaï, Pékin, Johannesburg et Paris, tout en couvrant les activités internationales d’Ecobank dans 34 pays africains.
Son départ du groupe bancaire en août 2025 a été présenté par Romuald Wadagni lui-même comme une décision destinée à prévenir tout risque de conflit d’intérêts à l’approche de l’élection présidentielle béninoise.
Au-delà du secteur bancaire, Nathalie Villette-Wadagni s’est également investie dans plusieurs initiatives liées à l’autonomisation économique des femmes et à la gouvernance. Administratrice non exécutive au sein du programme de développement des entreprises d’Oxfam GB, elle a participé au comité d’investissement du fonds « Women in Enterprise ». Elle s’est aussi illustrée dans plusieurs forums économiques africains à travers des plaidoyers en faveur du leadership féminin et de l’accès des femmes au financement.
Depuis fin 2025, son orientation vers les questions de gouvernance et de service public apparaît plus affirmée. Sur ses plateformes professionnelles, elle met désormais en avant des thématiques liées au leadership politique, à la gestion des risques et aux responsabilités institutionnelles.















