Un jeune homme a comparu ce jeudi 27 août 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Il est poursuivi pour apologie de coup d’État, harcèlement et incitation à la rébellion.
L’affaire liée à la tentative de putsch manqué contre l’ancien président Patrice Talon n’est pas encore classée au Bénin. Jeudi 27 août 2026, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a examiné le dossier d’un jeune homme interpellé il y a plusieurs mois. Il est poursuivi pour des publications faites sur internet au lendemain des évènements malheureux du 7 décembre 2025.
Selon le parquet, le prévenu a d’abord diffusé un message accusant le président Patrice Talon d’avoir « mis en œuvre un coup d’État pour s’éterniser au pouvoir ». Quelques jours plus tard, il a publié d’autres contenus dans lesquels il se félicitait de la situation et estimait que « c’est une occasion pour le pays de rejoindre l’AES ».
Ces posts, jugés par le ministère public comme relevant du harcèlement, de l’apologie de coup d’État et de l’incitation à la rébellion, ont conduit à son arrestation puis à son placement en détention. À la barre, le jeune homme a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Face aux juges, il a demandé la clémence de la Cour.
Dans ses réquisitions, le procureur spécial a estimé que les infractions étaient constituées. Il a demandé aux magistrats de retenir le prévenu dans les liens de la prévention. Les peines requises sont lourdes : 60 mois de prison ferme et 10 millions FCFA d’amende.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré. La décision sera rendue le 15 octobre 2026.











