Bénin : la CRIET condamne un journaliste à 5 ans de prison pour apologie de coup d’État

Le mardi 24 mars 2026, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a condamné un journaliste à 60 mois de prison..

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Le mardi 24 mars 2026, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a condamné un journaliste à 60 mois de prison ferme et à une amende de 10 millions FCFA pour incitation à la rébellion et apologie de crime contre la sûreté de l’État.

Au Bénin, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), a prononcé son verdict est tombé dans une affaire impliquant un journaliste poursuivi pour des faits graves liés à la sûreté de l’État. Le mardi 24 mars 2026, la juridiction spéciale a reconnu le prévenu, identifié par les initiales P.M., coupable d’incitation à la rébellion, d’apologie de crime contre la sûreté de l’État et d’incitation à la haine via internet. La Cour a prononcé une peine de 60 mois de prison ferme, soit cinq ans d’emprisonnement, assortie d’une amende de 10 millions de francs CFA. Elle a suivi intégralement les réquisitions du parquet spécial formulées lors de l’audience du 3 février 2026. Selon les éléments présentés à l’audience, le journaliste est accusé d’avoir publié un message annonçant une prise de pouvoir par des militaires lors de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025, après avoir relayé des propos diffusés sur Bénin TV. Pour le ministère public, cette publication constituait un acte de soutien à une tentative de déstabilisation de l’ordre constitutionnel. Interpellé puis placé en détention préventive, le prévenu a plaidé non coupable à la barre. Il a reconnu être l’auteur du premier message incriminé, mais a expliqué l’avoir publié sous la contrainte, affirmant avoir reçu des menaces de mort quelques jours auparavant. Pour sa défense, il a également souligné avoir publié, quelques heures plus tard, un second article relayant un message officiel annonçant l’échec du coup d’État, estimant que ce geste contredisait toute intention de soutenir les putschistes. Malgré ces arguments, le parquet lui a reproché de ne pas avoir saisi les autorités après les menaces alléguées et d’avoir adopté une posture opportuniste. La Cour a finalement retenu sa culpabilité. Le journaliste dispose d’un délai de 15 jours pour interjeter appel de cette décision, rapporte Libre Express.

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