Le président de l’ONG Urgences Panafricanistes, l’activiste franco-béninois Kémi Séba doit poursuivre son séjour en prison. Lors de l’audience tant attendue de ce mercredi 23 septembre 2026, son procès a connu un nouveau renvoi.
L’activiste béninois Kémi Séba n’est pas au bout de ses peines. Attendu devant le juge ce mercredi 23 septembre, le franco-béninois devrait connaitre son sort. Etre remis en liberté sous caution ou extradé vers le Bénin. Pendant ses fans s’impatientaient de connaître la bonne nouvelle, il a été décidé autrement. Leur idole est retourné purement et simplement en prison.
En effet, au tribunal de Pretoria, il y a eu un nouveau report de l’examen de la demande d’extradition formulée par le Bénin. L’audience a été repoussée au 20 novembre 2026. Poursuivi dans deux dossiers distincts à savoir : immigration irrégulière d’une part, et atteinte à la sûreté de l’Etat d’autre part, le panafricaniste doit comparaître le 6 Octobre pour le volet « immigration irrégulière ».
Kémi Séba est en prison en Afrique du Sud depuis le mois d’avril 2026. De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, Kémi Séba, reste en détention et devra attendre avant de connaître son sort.
L’interpellation de Kémi Séba en Afrique du Sud, le 13 avril 2026, est le fruit d’une opération menée par les autorités sud-africaines. En cause, une immigration irrégulière du béninois qui tentait de rejoindre un pays frontalier de l’Afrique du Sud.
Arguments contre arguments
Au-delà de la procédure sud-africaine qui le visait, le Bénin avait formulé la demande de son extradition. Car, les autorités béninoises souhaitent son extradition pour que le président de l’ONG Urgences Panafricanistes vienne répondre des accusations notamment : « apologie de crimes contre la sûreté de l’État et à incitation à la rébellion. »
Déjà, il devrait être situé par rapport à la demande d’extradition mais le 11 août 2026, Kémi Séba n’a pas pu être conduit devant le tribunal de Pretoria. Renvoyé au 23 septembre, le dossier vient de connaître un nouveau report. Et ce mercredi, la justice sud-africaine n’a pas pu trancher quant au sort du béninois qui en réalité, devrait être extradé vers Cotonou comme le souhaitent les autorités béninoises. Le dossier est désormais renvoyé au 20 novembre 2026. Mais il faut dire que la défense, elle conteste la procédure d’extradition.
Pour les avocats, les poursuites des autorités béninoises à l’encontre de Kémi Séba est beaucoup plus politique et ils invoquent les garanties relatives aux droits humains ainsi qu’au droit à un procès équitable pour s’opposer à l’extradition de leur client.
La suite à donner au dossier par la justice sud-africaine dépendra des arguments des deux parties. Pour une extradition effective, selon la procédure sud-africaine, il faut plusieurs étapes. C’est dire donc qu’une décision favorable à l’extradition de Kémi Séba, prendra également du temps avant d’être exécutée.











