Présidence de l’AES : Assimi Goïta passe le témoin à Ibrahim Traoré

À l’issue d’un sommet tenu à Bamako, le Capitaine Ibrahim Traoré a été désigné président en exercice de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour..

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À l’issue d’un sommet tenu à Bamako, le Capitaine Ibrahim Traoré a été désigné président en exercice de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour un mandat d’un an. Le dirigeant burkinabè succède ainsi au général Assimi Goïta.

L’Alliance des États du Sahel (AES) a un nouveau président. Réunis en session ordinaire à Bamako, au Mali, les chefs d’État de la Confédération ont porté leur choix sur le Capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition du Burkina Faso, pour assurer la présidence tournante de l’organisation pour les douze prochains mois. Le dirigeant burkinabè succède ainsi au général Assimi Goïta, président de la transition malienne et premier président de l’AES. À cette occasion, les dirigeants sahéliens ont salué le rôle déterminant de ce dernier dans la mise en place des bases institutionnelles de la Confédération, ainsi que son leadership jugé décisif dans les premiers pas de l’organisation. Dans son discours d’acceptation, le Capitaine Ibrahim Traoré a placé son mandat sous le signe de la continuité et de l’action. Il a affirmé vouloir poursuivre les efforts déjà engagés, tout en accélérant la mise en œuvre des décisions prises au niveau confédéral. « Nous devons aller plus vite et plus loin », a-t-il laissé entendre, appelant à une mobilisation constante des dirigeants face aux défis auxquels font face les États membres. Le nouveau président en exercice de l’AES a également rendu un hommage appuyé aux forces de défense et de sécurité du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Il les a qualifiées de « piliers essentiels » de la Confédération, soulignant leur rôle central dans la lutte contre l’insécurité et dans la préservation de la souveraineté des États sahéliens. Insistant sur les attentes des populations, Ibrahim Traoré a rappelé que l’AES porte l’espoir de millions de citoyens. Selon lui, les peuples du Sahel aspirent avant tout à la paix, au développement et à la possibilité de vivre dignement sur leurs terres. Il a ainsi exhorté les dirigeants à ne pas relâcher leurs efforts, estimant qu’« il n’est plus question de dormir » face à l’enthousiasme suscité par la Confédération. Créée en septembre 2023, l’Alliance des États du Sahel regroupe le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Ces trois pays, confrontés à de graves défis sécuritaires, ont décidé d’unir leurs forces après leur suspension de la CEDEAO à la suite de coups d’État militaires.

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