Sounon Boké déposé en prison : la réaction de son avocat, Maître Aboubacar Baparapé

Dans le cadre des enquêtes liées à la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025, le député du parti Les Démocrates, Soumaïla Sounon Boké..

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Dans le cadre des enquêtes liées à la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025, le député du parti Les Démocrates, Soumaïla Sounon Boké arrêté, a été présenté au procureur spécial de la CRIET avant d’être placé sous mandat de dépôt ce mardi 23 décembre 2025.

Le député Soumaïla Sounon Boké n’est plus libre de ses mouvements. L’élu du parti Les Démocrates a été présenté, ce mardi 23 décembre 2025, au procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), dans le cadre des investigations en cours après la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. À l’issue de cette présentation, il a été placé sous mandat de dépôt et transféré à la prison civile de Missérété. Selon son avocat, Maître Aboubacar Baparape, joint par BIP Radio, la procédure engagée contre son client relève du flagrant délit, ce qui explique la célérité du traitement judiciaire. « Il a été déposé à la prison civile de Missérété comme le prévoit une procédure de flagrant délit. Son dossier passera en jugement mardi prochain devant la chambre de jugement de la CRIET », a précisé le conseil. Soumaïla Sounon Boké est poursuivi pour harcèlement par voie électronique, avec des faits également qualifiés d’incitation à la rébellion, en lien avec le contexte sensible de la tentative de coup d’État. Selon la défense, les poursuites reposent essentiellement sur un message publié dans un groupe WhatsApp. « C’est la fête. C’est le seul mot qui lui est reproché. L’extraction n’a même pas sorti la phrase dans son intégralité », a soutenu son avocat, qui dénonce une interprétation hors contexte. Le député, pour sa part, ne reconnaît pas les faits qui lui sont reprochés. D’après son conseil, il ne comprend pas ce qui lui arrive et estime être injustement poursuivi. « Il regrette que les choses se passent ainsi. En tant qu’élu de la nation, il ne s’attendait pas à être traité de cette manière, juste pour un mot sorti de son contexte », a confié Maître Aboubacar Baparape. La défense a par ailleurs indiqué que son client sollicite que son dossier soit examiné avec « un peu de bienveillance », au regard de sa qualité d’élu et des circonstances, qui entourent l’affaire. Le procès est attendu mardi prochain devant la chambre de jugement de la CRIET.

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