Pays de « vraie démocratie » en Afrique, le Ghana fait école dans la sous-région

Le week-end dernier, le Ghana a une fois de plus prouvé que l’alternance politique, bien que rare sur le continent africain, est possible. À l’occasion..

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Le week-end dernier, le Ghana a une fois de plus prouvé que l’alternance politique, bien que rare sur le continent africain, est possible. À l’occasion des récentes élections présidentielles, John Dramani Mahama, ancien président, a remporté la victoire face à Mahamudu Bawumia, le candidat du parti au pouvoir. Ce moment historique, marqué par une alternance pacifique, qui renforce le statut du Ghana en tant que phare de la démocratie en Afrique de l’Ouest.


Dans un discours empreint de fierté, la ministre de l’Information, Fatimatu Abubakar, a souligné l’importance de cette transition pacifique. Elle a mis en avant, l’engagement indéfectible du Ghana envers les valeurs démocratiques, en déclarant : « Je suis fière d’être ghanéenne et si je devrais revenir au monde, je souhaiterais revenir toujours en tant que ghanéenne ». Son message résonne comme un appel à la paix et à la stabilité, particulièrement important à l’approche des élections générales.

Mahamudu Bawumia, bien qu’ayant accepté sa défaite, a fait preuve de maturité en félicitant son adversaire avant même l’annonce des résultats officiels. « Le peuple a voté pour le changement », a-t-il affirmé, reconnaissant ainsi la volonté des électeurs. Cette tradition d’alternance, instaurée depuis 1992, témoigne de la maturité démocratique du pays et de la capacité des dirigeants à accepter le verdict des urnes.

Malgré les défis rencontrés lors du dépouillement, notamment des interruptions causées par des partisans des deux principaux partis, la Commission Électorale (CE) a confirmé la victoire de Mahama. Ce dernier, âgé de 65 ans, a dirigé le Ghana de 2012 à 2017, période marquée par des difficultés économiques et des scandales de corruption. Son retour en tant que président constitue un tournant pour le pays.

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Le président sortant, Nana Akufo-Addo, s’éclipse après avoir atteint la limite officielle de deux mandats, laissant derrière lui un héritage complexe. Alors que le Ghana émerge comme un modèle de démocratie en Afrique, la situation dans la région reste préoccupante. De nombreux pays continuent de lutter pour instaurer une alternance politique véritable, où le monopartisme et la concentration du pouvoir demeurent des obstacles majeurs à la démocratie.

Cet événement a suscité une vague d’enthousiasme à travers le pays, avec des partisans de Mahama qui ont célébré sa victoire dans les rues. Le Ghana démontre ainsi qu’une alternance pacifique est non seulement possible, mais peut également servir de modèle pour d’autres nations africaines en quête de stabilité démocratique. Dans un contexte où la démocratie est souvent remise en question, le pays se positionne comme un exemple à suivre. Les leaders politiques prouvent à chaque fois qu’il y a une vie après le pouvoir.
Pourtant au Togo et en Côte d’Ivoire, les dirigeants ne cessent de courir après des mandats de trop.

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