Réunis à Cotonou pour une session délocalisée de leur Commission mixte, les députés du Parlement de la CEDEAO ont entamé, ce lundi 27 juillet, cinq jours de travaux consacrés à la formalisation des micro, petites et moyennes entreprises (MPME). L’objectif est d’identifier des solutions pour mieux intégrer ces entreprises aux chaînes de valeur régionales et renforcer l’intégration économique ouest-africaine.
Le Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a officiellement ouvert, ce lundi 27 juillet à Azalaï Hôtel de Cotonou, les travaux de la réunion délocalisée de sa Commission mixte chargée de l’Industrie et du secteur privé, de la Politique macroéconomique et de la recherche économique, de l’Administration, des finances et du budget ainsi que des Comptes publics.
Organisée jusqu’au vendredi 31 juillet, cette rencontre est placée sous le thème : « Renforcer le rôle des Micro, petites et moyennes entreprises (MPME) comme moteurs formels des chaînes de valeur régionales de la CEDEAO ». Pendant cinq jours, parlementaires communautaires, représentants de la Commission de la CEDEAO, responsables gouvernementaux, experts, institutions financières, opérateurs économiques et acteurs du secteur privé examineront les principaux défis qui freinent encore le développement des MPME dans l’espace communautaire.
Selon le programme adopté, les échanges porteront notamment sur la formalisation des entreprises, l’accès au financement, l’innovation numérique, les infrastructures industrielles, les normes de qualité, les paiements régionaux, ainsi que sur les opportunités offertes par le Schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO (SLEC) et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Dans son discours de bienvenue, la cheffe de la délégation béninoise au Parlement de la CEDEAO, l’honorable Cécile Ahouménou, a rappelé que les MPME constituent « l’épine dorsale de notre économie régionale ». Elles, a-t-elle souligné, « stimulent l’innovation, créent des emplois, notamment pour les femmes et les jeunes, et renforcent la production locale ainsi que la résilience économique ».
Pour la parlementaire béninoise, le potentiel de ces entreprises demeure toutefois limité par « l’informalité et un accès restreint au financement, aux technologies et aux marchés régionaux ». Elle a ainsi plaidé pour des politiques publiques favorisant leur formalisation, estimant qu’elle constitue « un levier de compétitivité, de productivité et de croissance durable ».

Cécile Ahouménou a également insisté sur la nécessité de développer des chaînes de valeur régionales plus compétitives afin d’accélérer l’industrialisation de l’Afrique de l’Ouest. « En tirant pleinement parti du Schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO et de la ZLECAf, nous pouvons ouvrir des perspectives sans précédent à nos entreprises et à nos économies », a-t-elle déclaré.
Elle a enfin appelé le Parlement communautaire à poursuivre son rôle dans l’harmonisation des cadres juridiques, le contrôle des politiques communautaires et le plaidoyer en faveur d’un soutien accru aux MPME, afin qu’elles deviennent de véritables moteurs de l’intégration régionale.
Représentant la présidente du Parlement de la CEDEAO, la , a, de son côté, souligné que la formalisation des micro, petites et moyennes entreprises constitue désormais une priorité pour l’organisation sous-régionale. Selon elle, le développement d’un secteur privé plus structuré est indispensable pour renforcer les économies des États membres, stimuler le commerce régional et créer davantage d’emplois.

Plusieurs parlementaires béninois prennent part à cette réunion, notamment Jérémie Adomahou, Kamel Ouassagari ainsi que Nassirou Arifari Bako, qui poursuit son mandat au sein du Parlement de la CEDEAO bien qu’il ne soit plus député à l’Assemblée nationale du Bénin.
Au-delà des communications techniques, le programme prévoit une table ronde consacrée au financement et à la transformation numérique des MPME, une visite de terrain à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) et à l’entreprise Les Jus Tillou, ainsi qu’un dialogue citoyen avec les représentants du secteur privé, des chambres de commerce et des organisations professionnelles.
Les travaux s’achèveront le 31 juillet par l’examen et l’adoption du rapport final, dont les recommandations devraient alimenter les politiques communautaires visant à faire des MPME un véritable levier d’industrialisation, de création d’emplois et d’intégration économique en Afrique de l’Ouest.











