L’ancien président sénégalais Macky Sall quitte la course au Secrétariat général de l’ONU. Il a annoncé son retrait le 17 octobre 2026 à Marrakech, au lendemain d’un vote informel au Conseil de sécurité.
Dans une déclaration, l’ancien chef de l’Etat explique avoir pris cette décision après des consultations avec plusieurs dirigeants africains. Il cite notamment le président burundais Evariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, et le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, président en exercice de la CEDEAO.
Macky Sall affirme agir avec « un profond sens des responsabilités » pour favoriser l’émergence d’une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité. Il dit avoir également à l’esprit la possibilité d’un choix en faveur d’une candidature issue de l’Amérique latine et des Caraïbes, éventuellement féminine.
Selon lui, sa candidature était motivée par sa volonté de mettre son expérience de près de quarante ans de vie publique au service des Nations unies.
Il a exprimé sa gratitude à Evariste Ndayishimiye, qu’il présente comme le parrain de sa candidature, ainsi qu’à Bassirou Diomaye Faye pour son soutien. Il a également remercié les Etats membres du Conseil de sécurité ayant voté en sa faveur, son équipe de campagne, les autorités religieuses et coutumières, ainsi que les Sénégalais et les organisations qui l’ont accompagné.
Malgré son retrait, Macky Sall dit rester attaché aux idéaux qui ont guidé sa démarche : la paix, la sécurité, le développement et la coopération internationale.
Face aux conflits, aux rivalités géopolitiques et à la fragmentation de l’ordre international, il estime que l’ONU doit engager une transformation profonde de ses méthodes de travail. Il appelle par ailleurs à une meilleure prise en compte de l’Afrique dans la gouvernance mondiale.
Ce retrait intervient alors que depuis le début des votes indicatifs au Conseil de sécurité, Macky Sall essuie des revers. En effet, l’ancien président du Sénégal de 2012 à 2024 est toujours absent du podium. Un mauvais signal, car pour être recommandé à l’Assemblée générale, un candidat doit obtenir au moins neuf voix et éviter le véto de l’un des cinq membres permanents : Etats-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni.
Lors d’une sortie officielle en septembre, le président Bassirou Diomaye Faye avait pourtant réitéré son soutien à son prédécesseur. Il avait appelé à continuer d’espérer tant que les cinq membres permanents n’ont pas tranché.
Rappelons que huit candidats, dont cinq femmes et trois hommes, étaient en lice pour décrocher le poste de Secrétaire général de l’ONU, parmi lesquels l’Ougandais Olara Otunnu, l’Argentin Rafael Grossi et l’ancien président sénégalais Macky Sall.









