Modeste Toboula : après des années de silence, l’ex-préfet prend officiellement la parole ‎

A la faveur d’une émission dénommée « Free Speech » sur Speed Line TV, Modeste Toboula, ancien préfet a fait le tour de l’actualité nationale et, est..

3 minutes

Temps de lecture

A la faveur d’une émission dénommée « Free Speech » sur Speed Line TV, Modeste Toboula, ancien préfet a fait le tour de l’actualité nationale et, est revenu  en particulier, sur certaines décisions prises lors de son passage à la préfecture du Littoral. ‎

‎Toujours égal à  lui-même, l’ancien préfet du Littoral, Modeste Toboula a pris la parole, au détour d’une émission télévisée le samedi 18 octobre 2025. Au cours de l’émission dans laquelle il a été reçu par le confrère, l’ancien syndicaliste a fait une lecture croisée de l’actualité nationale. ‎ ‎En gros, Modeste Toboula a évoqué certaines décisions prises dans le feu de l’action et, ceci pour le bien des populations en general et celles de Cotonou en particulier. Désormais en retrait après son départ, l’invité a confié qu’il s’adonne à de petites consultations, la lecture sans oublier son attention accrue portée sur l’actualité nationale. En ce qui concerne son passage à la préfecture, Modeste Toboula admet avoir pris certaines décisions dans l’intérêt supérieur des Cotonois mais qu’il a été incompris à l’époque. Fier du rôle joué dans la libération des espaces publics, il se réjouit et s’en félicite des années après parce que selon ses dires, les fruits ont tenu la promesse des fleurs. En exemple, il cite la voie Cinéma-Concorde-Sèkandji, complètement aménagé et bitumé dont la libération avait fait des grincements de dents il y a plusieurs années. ‎En effet, à en croire l’ancien préfet, cette voie dessert les usagers de l’axe Cotonou-Porto-Novo pour qui elle constitue un raccourcit. « En gros quand vous prenez ce seul exemple, on peut dire que la libération des espaces publics a été une réussite », a conclu l’ex-préfet. Il est revenu également sur l’érection des marchés modernes dans la ville de Cotonou qui au départ, ont nécessité des casses et la libération de certains espaces. Alors qu’aujourd’hui les bonnes dames en bénéficient et font leur commerce dans de bonnes conditions, jubile ce cadre de l’ex-ministère de l’environnement. ‎A l’époque, pour beaucoup, les opérations de libération des espaces publics ont été faites dans de conditions brutales et inhumaines mais l’ancien préfet va expliquer que cela est dû en partie aux conditions dans lesquelles il a pris fonction. A savoir que les braquages répétés dans Cotonou en étaient la raison d’une manière ou d’une autre. « Il y avait au moins deux braquages par semaine dans Cotonou et des tas d’immondices partout de sorte que les populations ne pouvaient pas respirer « , a-t-il rappelé pour justifier les mesures prises à l’époque. « A ma prise de service, j’ai été accueilli par deux braquages », ajoute l’ancien préfet. Et, compte tenu de l’urgence, il fallait prendre des mesures et c’est ce qui a été fait. Selon l’invité, certaines mesures ont été prises sans consultation aucune avec le Chef de l’État Patrice Talon ni le ministre de l’intérieur de l’époque. Entre autres, il a rappelé les mesures liées aux interdictions de circuler à moto dans les zones commerciales et de faire des achats avec de surliquidité dans les supermarchés. Il fallait casser des œufs pour avoir des omelettes selon M. Toboula qui, des années après toutes ces réformes, croit que le bilan est bien positif. ‎

Documents joints

À propos de l'auteur