Des coups de feu ont été entendus tôt dans la matinée de ce samedi 25 avril 2026 à Bamako, la capitale malienne et dans d’autres villes du pays. Selon l’armée malienne, des casernes ont été prises pour cible par des groupes armés terroristes non encore identifiés.
Panique et confusion à Bamako, la capitale malienne. La circulation est bloquée depuis ce matin. Selon nos informations, des échanges de tirs ont eu lieu, sans que l’on sache encore qui tire contre qui ni pour quelles raisons. Des tirs ont été entendus notamment, à Bamako et sa voisine Kati, qui abrite la résidence du chef de la junte, le général Assimi Goïta. Des détonations ont également été entendues selon des témoins à Gao, plus grande ville du nord du Mali, Kidal, dans la même région, et Sévaré, dans le centre de ce pays sahélien en proie à plus d’une décennie de conflit et de violences jihadistes. Une base militaire a été détruite à Kati et un hélicoptère abattu à Gao. Dans un communiqué publié à 10 heures ce vendredi 25 avril, l’état-major général des armées maliennes a apporté quelques éléments de clarification. « L’état-major général des armées informe l’opinion nationale que des groupes armés terroristes, non encore identifiés, ont pris pour cibles tôt ce matin du 25 avril 2026 certains points et casernes de la capitale et de l’intérieur », peut-on lire dans le communiqué, qui précise que « les combats sont en cours ». L’armée a également appelé la population au calme et à la vigilance, rassurant que « nos forces de défense et de sécurité sont actuellement engagées à anéantir les assaillants ». Bamako face à une insécurité persistante Ce n’est pas la première fois que des groupes armés attaquent des lieux hautement stratégiques à Bamako. En septembre 2024, un aéroport militaire et une école de gendarmerie avaient été pris pour cible. Cette recrudescence des attaques au sein même de la capitale malienne interroge quant à la situation sécuritaire du pays. En proie à des crises sécuritaires, le Mali est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir par deux coups d’État en 2020 et 2021. La junte malienne s’était engagée à remettre le pouvoir aux civils au plus tard en mars 2024, mais en juillet 2025, le régime militaire a accordé à Assimi Goïta un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable « autant de fois que nécessaire » et sans élection. Le groupe Wagner, qui appuyait l’État malien dans sa lutte antijihadiste depuis 2021, avait annoncé la fin de sa mission en juin 2025, et est devenu l’Africa Corps, une organisation sous le contrôle direct du ministère russe de la Défense.Mali : coups de feu entendus à Bamako, des casernes attaquées
Des coups de feu ont été entendus tôt dans la matinée de ce samedi 25 avril 2026 à Bamako, la capitale malienne et dans d’autres..
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