Issa Kaou N’Djim, figure majeure de la politique malienne et ancien soutien de la junte militaire au pouvoir, est actuellement dans le collimateur de la justice de son pays. Il a été arrêté à Bamako le mercredi 13 novembre 2024 pour avoir critiqué les militaires au pouvoir lors d’une émission télévisée.
Cet ancien allié, désormais opposant au régime en place, a été arrêté sous la pression des autorités du Burkina Faso, qui l’accusent d’avoir tenu des « propos jugés gravissimes » contre les militaires au pouvoir dans ce pays voisin lors de cette émission. En effet, au cours d’une intervention sur la chaîne locale Joliba TV News, Issa Kaou N’Djim a affirmé, sans apporter de preuves, que la récente tentative de déstabilisation présumée du Burkina Faso n’était qu’une mise en scène. L’autorité de régulation des médias du Burkina Faso a ainsi demandé à la Haute Autorité de la Communication malienne de « prendre les mesures appropriées concernant la diffusion de cette émission ». Lire aussi: [Crise en Guinée: les Forces Vives réclament une transition civile et le départ de la Junte (Déclaration)))>https://www.linvestigateur.info/?Crise-en-Guinee-les-Forces-Vives-reclament-une-transition-civile-et-le-depart&var_mode=calcul] Interpellé dans la matinée de mercredi, Issa Kaou N’Djim est « actuellement dans une unité d’enquête pour une affaire le concernant », selon une déclaration de l’Agence France-Presse citée par Le Monde. Ce n’est pas la première fois que l’opposant fait l’objet de poursuites judiciaires au Mali. En décembre 2021, il avait été condamné à six mois de prison avec sursis pour « atteinte au crédit de l’État », après des propos jugés subversifs sur les réseaux sociaux. Rappelons qu’Issa Kaou N’Djim fut l’un des vice-présidents du Conseil national de transition (CNT), l’organe législatif mis en place par les militaires au pouvoir au Mali. Il a été révoqué de ses fonctions au CNT après s’être exprimé en faveur d’une fin rapide de la période de transition, censée rétablir un gouvernement civil.















