Deux jours après sa nomination, le nouveau chef du gouvernement malgache, Rajaonarison Mamitiana Jeannot Ruffin, a signé une mesure pour la levée des restrictions administratives qui encadraient les déplacements et engagements financiers des agents publics.
À peine installé au Palais de Mahazoarivo, Rajaonarison Mamitiana Jeannot Ruffin a posé un premier acte fort en abrogeant les mesures restrictives en vigueur depuis octobre 2025. Ces dispositions obligeaient les agents de l’État à solliciter l’autorisation du Premier ministre pour toute sortie du territoire ou pour l’engagement de crédits publics.
Désormais, selon la nouvelle instruction signée le 17 mars, les déplacements des fonctionnaires à l’étranger se feront suivant les procédures habituelles liées aux ordres de mission. De même, les engagements financiers au sein des ministères, institutions et établissements publics seront exécutés conformément aux textes en vigueur, sans validation préalable du Secrétariat général du gouvernement. Toutefois, les interdictions de sortie du territoire décidées par le ministère de l’Intérieur restent en application.
Cette décision intervient quelques jours après la nomination de Rajaonarison par le président Michaël Randrianirina, le 15 mars 2026, au Palais d’État d’Iavoloha. Elle fait également suite au limogeage de son prédécesseur, Herintsalama Rajaonarivelo, quelques jours plus tôt, dans le cadre d’une réorganisation de l’exécutif.
Ancien officier de gendarmerie et ex-directeur du Service de renseignement financier malgache (SAMIFIN), le nouveau Premier ministre a été choisi pour son profil axé sur la probité et la lutte contre la corruption. Lors de la passation de service, il a affiché sa volonté de conduire un « nettoyage transparent de l’administration », dans un pays engagé dans une phase de transition politique depuis octobre 2025, après le départ de Andry Rajoelina sous la pression de mouvements de contestation.
L’instruction désormais abrogée avait été instaurée pour renforcer le contrôle de l’exécutif sur l’administration dans ce contexte de crise. Sa levée acte le retour à un fonctionnement administratif plus souple.














