Le chercheur sénégalais Abdoulaye Ndiaye a remporté, vendredi 15 mai 2026, le prix du « meilleur jeune économiste africain » à l’occasion de la première édition de l’Africa NextGen Economist Prize. Cette distinction, organisée par Jeune Afrique et The Africa Report en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD), récompense les travaux et l’engagement d’une nouvelle génération d’économistes africains mobilisés autour des grands défis du continent.
Âgé de 37 ans, Abdoulaye Ndiaye s’est imposé au terme d’un processus de sélection ayant réuni près de 70 candidatures venues de plusieurs pays africains. Le jury a finalement porté son choix sur l’universitaire sénégalais, actuellement professeur assistant à la Stern School of Business de la New York University et affilié au Finance for Development Lab.
Selon les organisateurs, ses recherches se distinguent par leur ancrage dans les problématiques économiques majeures auxquelles font face les pays africains. Ses travaux portent notamment sur la protection sociale, la formalisation de l’emploi, la mobilisation des ressources locales ainsi que la soutenabilité de la dette souveraine.
Le cas du Sénégal figure d’ailleurs parmi ses principaux axes d’analyse, particulièrement dans le contexte des débats récents autour de la dette cachée et des enjeux de gouvernance économique.
À travers cette distinction, les organisateurs entendent mettre en lumière des économistes africains capables de produire des analyses adaptées aux réalités du continent et de contribuer à la formulation de politiques publiques plus efficaces.
Réagissant après l’annonce de son sacre, Abdoulaye Ndiaye a exprimé son souhait de voir davantage de jeunes Africains s’engager dans la recherche économique. « Je souhaite que ce prix inspire les plus jeunes à se tourner vers la recherche, et à y voir une vocation qui mérite qu’on lui consacre une vie », a-t-il déclaré dans des propos relayés par Jeune Afrique.
L’économiste sénégalais a également appelé à une plus grande collaboration entre chercheurs africains afin de renforcer la production intellectuelle du continent et son influence dans les espaces de décision internationaux. « J’invite mes collègues économistes africains à se constituer en réseau, à travailler ensemble sur les questions propres à notre continent », a-t-il ajouté.















