Madagascar : la députée Marie Jeanne d’Arc Masy arrêtée

La députée indépendante Marie Jeanne d’Arc Masy est arrêtée et assignée à résidence depuis le samedi 1er juin 2024. Son assignation à résidence est intervenue après qu’elle a dénoncé des irrégularités lors des élections législatives du 29 mai 2024. Amnesty International dénonce une détention arbitraire et exige sa libération immédiate. Candidate à sa réélection dans…

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La députée indépendante Marie Jeanne d’Arc Masy est arrêtée et assignée à résidence depuis le samedi 1er juin 2024. Son assignation à résidence est intervenue après qu’elle a dénoncé des irrégularités lors des élections législatives du 29 mai 2024. Amnesty International dénonce une détention arbitraire et exige sa libération immédiate.

Candidate à sa réélection dans le district de Tsihombe, Marie Jeanne d’Arc Masy est arrêtée, samedi 1er juin, par une cinquantaine de force de l’ordre alors qu’elle venait de porter plainte pour des irrégularités et bourrage d’urnes dans sa circonscription le jour de l’élection. Entre autres dénonciations faites par la députée : des barrages érigés pour empêcher les électeurs d’accéder aux bureaux de vote, des urnes introuvables, une autre pleine avant même le démarrage du scrutin, des mineurs poussés à voter etc. Elle l’a fait savoir à travers un courrier officiel adressé aux autorités du pays. Ces constats effectués par la candidate indépendante, auraient été même faits en présence de forces militaires et confirmés par écrit dans un procès-verbal signé par les représentants locaux de la Céni, rapporte RFI. Lire aussi: [Bénin : la Vice-présidente Mariam Chabi Talata au cœur d’une grosse polémique)>https://www.linvestigateur.info/?Benin-la-Vice-presidente-Mariam-Chabi-Talata-au-coeur-d-une-grosse-polemique&var_mode=calcul] Mais cela fait une semaine jour pour jour que la députée est assignée en résidence surveillée à son domicile. Ce que l’ONG des droits de l’homme, Amnesty International qualifie de « détention arbitraire », appelant à la « libération immédiate » de la députée. « Elle n’aurait dû pas être arrêtée » car justifie-t-elle, « la procédure n’a pas été suivie du tout. Il n’y avait pas de mandat de perquisition ni mandat d’arrêt lorsque les officiers de police et les gendarmes, se sont présentés pour l’arrêter. Pour nous, il nous parait évident qu’il y ait un lien entre cette détention arbitraire et l’élection qui vient de se dérouler. L’arrestation semble être politiquement motivée », a dénoncé l’ONG dans un communiqué. De son côté, la députée assure ne pas connaitre jusque-là les raisons ayant motivé son arrestation. Jurant d’avoir les preuves de ses allégations, elle menace de déposer un dossier de plainte à la Céni et à la Haute Cour Constitutionnelle.

 

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