Au Bénin, les auteurs de la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, montrant une jeune femme ligotée et suspendue au-dessus d’un feu, risquent gros devant la justice béninoise. Selon le code de procédure pénale, ils encourent une peine allant de 5 à 20 ans d’emprisonnement ferme et des millions de francs CFA d’amende.
Six personnes ont été interpellées par la Police républicaine après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo dans laquelle, de graves sévices corporels sont infligés à une jeune dame de la trentaine d’années à Ekpè, dans la commune de Sèmè-Kpodji, département de l’Ouémé. Accusée, à tort ou à raison d’avoir volé un téléphone portable, l’intéressée a été tabassée, ligotée, avant d’être suspendue nue à une corde en bas de laquelle gisait un grand feu. La vidéo de la scène, qui a fait le tour des réseaux sociaux dans la matinée du jeudi 23 avril 2026, a choqué plus d’un. Informée, la Police républicaine a rapidement ouvert une enquête, conduisant à l’interpellation des individus impliqués dans l’affaire. A ce stade, six personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre et sont en passe d’être présentées aux autorités judiciaires. En effet, les faits reprochés à ces individus sont encadrés par l’article 515 du code de procédure pénale. Lequel punit sévèrement tout acte ayant rapport aux « coups et blessures » mais aussi de « tortures, traitements inhumains et dégradants ». Dans l’un ou l’autre des cas, les auteurs encourent une peine allant de 5 à 20 ans d’emprisonnement et une amende de 500 mille à 10 millions de FCFA. L’INF accompagne la victime Dans un communiqué publié, jeudi, l’Institut National de la Femme (INF) a fermement condamné la diffusion de la vidéo, qui met en scène une jeune femme ligotée et exposée à des actes de violence choquants. L’institution y voit une atteinte grave à la dignité humaine ainsi qu’une violation flagrante des droits fondamentaux garantis par les textes en vigueur en République du Bénin. Face à la gravité des faits, l’INF indique avoir saisi le Centre National d’Investigations Numériques (CNIN) ainsi que le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Porto-Novo. L’objectif est de faire toute la lumière sur cette affaire et de traduire les auteurs devant les juridictions compétentes. Au-delà de l’assistance judicaire, l’INF prend des dispositions visant à accompagner la victime. « Nous avons nos psychologues qui prendront le relais à sa sortie de l’hôpital…Il faut qu’elle se remette avant de pouvoir être auditionnée dans les conditions qui permettent de recueillir les détails et la chronologie des faits », a indiqué la présidente de l’Institut National de la Femme, Huguette Bokpè Gnacadja, dans un entretien accordé à Bip radio.Jeune femme torturée à Ekpè : voici ce que risquent les auteurs
Au Bénin, les auteurs de la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, montrant une jeune femme ligotée et suspendue au-dessus d’un feu, risquent gros devant..
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