Guinée équatoriale : le gouvernement contraint à la démission

Le gouvernement équato-guinéen a présenté sa démission collective le 16 juin 2026 à la demande du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. En cause, un taux de réalisation des objectifs gouvernementaux évalué à seulement 10 %, selon le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue. Cette décision intervient moins de deux ans après le départ d’une précédente équipe…

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Guinée équatoriale : le gouvernement contraint à la démission

Le gouvernement équato-guinéen a présenté sa démission collective le 16 juin 2026 à la demande du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. En cause, un taux de réalisation des objectifs gouvernementaux évalué à seulement 10 %, selon le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue. Cette décision intervient moins de deux ans après le départ d’une précédente équipe gouvernementale pour des motifs similaires.

Nouveau coup de balai au sommet de l’exécutif équato-guinéen. Le Premier ministre chargé de la coordination administrative, Manuel Osa Nsue Nsua, a présenté la démission de l’ensemble de son gouvernement à l’issue d’une session extraordinaire du Conseil des ministres tenue le 16 juin 2026.

L’annonce a été faite par le vice-président de la République chargé de la Défense et de la Sécurité de l’État, Teodoro Nguema Obiang Mangue, sur le réseau social X. Selon lui, l’équipe gouvernementale n’a atteint qu’environ 10 % des objectifs qui lui avaient été assignés.

« Le niveau de réalisation des objectifs fixés a à peine atteint 10 % », a déclaré le vice-président, estimant que la gestion des affaires publiques doit impérativement produire des résultats concrets.

Cette décision s’inscrit dans une logique de gouvernance fondée sur l’évaluation des performances gouvernementales. Depuis plusieurs années, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979, exige de ses ministres l’atteinte d’objectifs précis dans des secteurs considérés comme prioritaires pour le développement du pays.

Baisse des recettes pétrolières

La sanction intervient dans un contexte économique particulièrement délicat pour la Guinée équatoriale. Le pays, dont l’économie repose largement sur l’exploitation pétrolière, est confronté à une baisse continue de ses revenus tirés des hydrocarbures. Selon les données avancées par les autorités, les recettes pétrolières ont reculé de 20 % en 2024 puis de 16,8 % en 2025, tandis que le produit intérieur brut s’est contracté de 6 %.

Face à cette situation, le gouvernement était notamment attendu sur la diversification de l’économie, l’amélioration de la gouvernance publique, la lutte contre la corruption ainsi que le développement des infrastructures et des services publics.

La chute du gouvernement de Manuel Osa Nsue Nsua rappelle celle de l’équipe dirigée par Manuela Roka Botey. En juillet 2024 déjà, la première femme à avoir occupé la fonction de Premier ministre en Guinée équatoriale avait quitté ses fonctions après avoir été critiquée pour son incapacité à résoudre plusieurs problèmes structurels du pays.

Nommé en août 2024 pour lui succéder, Manuel Osa Nsue Nsua bénéficiait pourtant d’une solide réputation dans les milieux financiers. Ancien directeur général de la Banque nationale de Guinée équatoriale (BANGE), il avait été chargé d’accélérer les réformes économiques et de préparer l’après-pétrole dans ce pays d’Afrique centrale.

Mais près de deux ans plus tard, les autorités estiment que les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous. Pour le pouvoir, les moyens mis à la disposition de l’exécutif n’ont pas permis d’obtenir les avancées attendues dans les différents secteurs stratégiques.

Dans un message adressé à la future équipe gouvernementale, Teodoro Nguema Obiang Mangue a insisté sur la nécessité de bâtir une administration plus performante et davantage orientée vers les résultats. Il a appelé à une gestion plus efficace des ressources publiques afin de répondre aux attentes de la population.

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