Après sa participation à la 78è Assemblée générale de l’ONU, à New York, le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya est revenu au pays, ce samedi. Il a été accueilli en héros par ses compatriotes qui se sont massivement déplacés pour aller à sa rencontre, dès sa descente d’avion.
Conakry a été le théâtre d’une liesse populaire ce samedi. Comme une grande star ou une équipe de football qui vient de remporter la Coupe du Monde, le Colonel Mamadi Doumbouya a été accueilli dans les rues de la capitale par un grand nombre de ses compatriotes. Il s’est offert un bain de foule, après avoir été reçu à l’aéroport par les membres de son gouvernement, les présidents des institutions, des membres de l’administration publique et des artistes. Pour certains guinéens, le président de la transition a bien défendu son pays et l’Afrique à la tribune des Nations Unies. « Je suis venu accueillir notre président, qui a honoré la Guinée et l’Afrique toute entière lors de la 78è assemblée générale des Nations unies. Notre pays n’a jamais eu un bon président comme Mamadi Doumbouya, à part Camarade Ahmed Sékou Touré. Donc, moi, je vais soutenir Mamadi Doumbouya jusqu’à ma mort. C’est un patriote et il aime la Guinée », a confié Mohamed Lamine Sylla, un citoyen interviewé dans la foule par Guinée Nondi. Le discours de Doumbouya à la tribune des Nations Unies Au cours de la 78è Assemblée générale de l’ONU, le président de la transition en Guinée n’a pas été tendre avec l’occident. Il a déclaré que la communauté internationale ne doit pas se contenter de dénoncer seulement les coups d’État militaires. Pour lui, le putsch va au-delà du renversement d’un pouvoir par des soldats. « Je souhaite que l’on retient que les vrais putschistes, les plus nombreux, qui ne font l’objet d’aucune condamnation, ce sont aussi ceux qui manigancent, qui utilisent la fourberie, qui trichent pour manipuler la constitution afin de se maintenir au pouvoir. Ce sont ceux, en col blanc, qui modifient les règles du jeu pendant la campagne pour conserver les rênes du pouvoir. Voilà les putschistes les plus nombreux », a-t-il dit.














