Guerre au Moyen-Orient : Washington envisage une réduction graduelle de ses opérations militaires, Téhéran crie victoire

Au 21e jour du conflit au Moyen-Orient, les positions restent irréconciliables entre les États-Unis et l’Iran. Tandis que Washington exclut tout cessez-le-feu mais envisage une..

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Au 21e jour du conflit au Moyen-Orient, les positions restent irréconciliables entre les États-Unis et l’Iran. Tandis que Washington exclut tout cessez-le-feu mais envisage une réduction progressive de ses opérations militaires, Téhéran affirme avoir « vaincu » son adversaire. En parallèle, les efforts diplomatiques se poursuivent, notamment du côté de la France en Israël.

Vendredi 20 mars, le président américain Donald Trump a clairement écarté toute possibilité de cessez-le-feu avec l’Iran. Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, il a indiqué que les États-Unis envisageaient de « réduire graduellement » leurs opérations militaires contre ce qu’il qualifie de « régime terroriste iranien ». Cette annonce intervient alors que les frappes se poursuivent de part et d’autre, sans perspective immédiate d’apaisement. Washington estime être en passe d’atteindre ses objectifs militaires, justifiant ainsi un possible désengagement progressif. Le président américain a également insisté sur la nécessité pour les pays utilisateurs du détroit d’Ormuz d’en assurer eux-mêmes la sécurité. En face, le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei adopte un ton résolument triomphaliste. Dans un message écrit adressé à la nation à l’occasion de Norouz, le nouvel an perse, il a affirmé que « l’ennemi a été vaincu », sans toutefois apparaître publiquement. Il a par ailleurs rejeté toute implication de l’Iran dans les attaques ayant récemment visé la Turquie et Oman, accusant Israël d’en être responsable. Sur le plan diplomatique, la France tente de maintenir le dialogue. En visite à Jérusalem, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a rencontré son homologue israélien Gideon Saar. Les échanges ont porté sur l’évolution du conflit et les perspectives de désescalade. Malgré ces démarches diplomatiques et les annonces de repositionnement stratégique, le conflit reste enlisé dans une logique d’affrontement et la perspective d’une issue négociée apparaît, à ce stade, encore lointaine.

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