Au 18e jour du conflit opposant Israël et Iran, l’armée israélienne affirme avoir éliminé Ali Larijani, figure centrale du pouvoir iranien. Chef de sécurité du régime iranien, Ali Larijani est considéré comme l’un des dirigeants les plus influents de la République islamique et l’un des stratèges de la guerre au Moyen-Orient.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a revendiqué ce mardi 17 mars, « l’élimination » d’Ali Larijani, présenté comme l’un des principaux architectes de la stratégie iranienne dans le conflit en cours. Le général Gholamréza Soleimani, à la tête de la milice Bassidj, aurait également été tué lors de la même opération. Considéré comme une figure influente du système politique iranien, Larijani était, selon des sources militaires israéliennes, devenu le « dirigeant de facto » du pays ces dernières semaines, après la disparition du guide suprême Ali Khamenei, tué au début des hostilités. Son successeur, Mojtaba Khamenei, reste quant à lui peu visible, qui alimente les incertitudes sur la chaîne de commandement à Téhéran. Jusqu’à présent, les autorités iraniennes n’ont pas confirmé officiellement la mort d’Ali Larijani. Peu avant l’annonce israélienne, un message attribué au responsable iranien avait été publié sur ses réseaux sociaux pour rendre hommage à des soldats tués lors d’un incident naval impliquant les États-Unis. Sur le terrain, le conflit continue de s’intensifier et de s’étendre. En Irak, des frappes ont fait plusieurs morts à Bagdad, tandis que l’ambassade américaine a été la cible d’attaques répétées. Les groupes armés pro-iraniens revendiquent des opérations contre des intérêts américains. Dans le Golfe, la situation est également préoccupante. Les Émirats arabes unis ont été visés par plus de 1 900 missiles et drones iraniens, ciblant notamment des infrastructures énergétiques et civiles. Le contrôle du détroit d’Ormuz par Téhéran, passage clé pour près de 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz, accentue les tensions sur les marchés, avec une hausse notable des prix du brut. Au Liban, des frappes israéliennes ont touché la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, qui a riposté en revendiquant des attaques contre des positions israéliennes à la frontière. Sur le plan diplomatique, le président américain Donald Trump a exprimé sa surprise face à l’ampleur de la riposte iranienne et a appelé ses alliés, notamment au sein de l’OTAN, à s’impliquer davantage dans la sécurisation du détroit d’Ormuz. Plusieurs partenaires, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Japon et l’Australie, ont toutefois exclu une participation militaire directe. De son côté, la Chine a annoncé l’envoi d’une aide humanitaire à plusieurs pays affectés par le conflit, dont l’Iran, la Jordanie, le Liban et l’Irak, évoquant une « grave catastrophe humanitaire ».Guerre au Moyen-Orient : Israël annonce la mort du chef de la sécurité iranienne Ali Larijani
Au 18e jour du conflit opposant Israël et Iran, l’armée israélienne affirme avoir éliminé Ali Larijani, figure centrale du pouvoir iranien. Chef de sécurité du..
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