Grâce présidentielle aux « détenus politiques » : « En 96 heures, beaucoup de choses peuvent se passer », Wilfried Houngbédji

Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 20 mai 2026, le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est exprimé sur l’hypothèse d’une grâce..

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Wilfried Houngbédji

Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 20 mai 2026, le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est exprimé sur l’hypothèse d’une grâce présidentielle en faveur de certaines personnalités politiques actuellement détenues. S’il rejette la qualification de “prisonniers politiques”, il a toutefois laissé entendre qu’aucune éventualité ne pouvait être totalement écartée.

Face aux professionnels des médias ce mercredi, le Secrétaire général adjoint du gouvernement,  Wilfried Léandre Houngbédji , a d’abord tenu à clarifier la position de l’exécutif sur le statut des personnalités politiques incarcérées. « Il y a des acteurs politiques qui sont en prison pour diverses infractions et cela ne fait pas d’eux des prisonniers politiques », a martelé M. Houngbédji.

Cette déclaration intervient dans un contexte où plusieurs voix, au sein de l’opposition et de la société civile, continuent de réclamer des mesures d’apaisement politique, notamment à travers la libération de certaines figures politiques détenues ces dernières années.

Interrogé sur la possibilité d’une grâce présidentielle ou d’autres mesures de clémence, le porte-parole du gouvernement n’a toutefois pas opposé une fin de non-recevoir. Dans une formule de prudence, il a déclaré : « En 96 heures, beaucoup de choses peuvent se passer, y compris les choses que vous n’espérez pas. Et peut-être aussi que les choses que vous espérez ne peuvent pas advenir ».

Des propos qui laissent place à diverses interprétations, à quelques jours d’échéances politiques et institutionnelles suivies de près par l’opinion publique. Sans annoncer de décision concrète, Wilfried Léandre Houngbédji semble avoir volontairement maintenu une part d’incertitude autour d’une éventuelle initiative du chef de l’État Patrice Talon qui, va passer le flambeau au président élu, Romuald Wadagni, ce 24 avril 2026.

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