Élections générales de 2026 : L’ANIP en colère contre les chefs de quartier et de village, ce qui leur est reproché

Au Bénin, les Chefs de quartier ou de village sont dans le collimateur du Directeur général de l’Agence Nationale d’Identification Personnelle (ANIP). À travers une..

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Au Bénin, les Chefs de quartier ou de village sont dans le collimateur du Directeur général de l’Agence Nationale d’Identification Personnelle (ANIP). À travers une correspondance datée du 19 août 2025 et adressée au ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Aristide Adjinacou Gnahoui a dénoncé les responsables locaux qui exigent de l’argent aux populations avant de leur délivrer une déclaration de résidence. Il appelle l’autorité de tutelle à mettre fin à cette pratique illégale.

En effet, dans le cadre des élections générales à venir et surtout de l’élaboration de la Liste Électorale Informatisée (LEI), l’Anip a pris des dispositions pour permettre aux électeurs de voter où qu’ils se trouvent sur l’étendue du territoire national. Pour ce faire, les intéressés doivent procéder au transfert de leur centre de vote, ce qui exige au préalable et à titre gratuit, une déclaration de résidence auprès du chef quartier ou de village du centre d’accueil. Cependant, force est de constater que certains chefs de quartier ou de village exigent auprès des requérants, le paiement de frais, contrairement aux instructions reçues. Pour le Directeur général de l’ANIP, il s’agit d’une pratique grave qui ne saurait être tolérée. Dans sa correspondance, Aristide Adjinacou Gnahoui rappelle aux chefs de quartier ou de village concernés que «la déclaration de résidence est gratuite et ne doit en aucun cas faire l’objet d’une contrepartie financière». En conséquence, «Tout Chef de quartier ou de village qui exigerait une somme d’argent pour une déclaration de résidence s’expose aux sanctions prévues par la loi», avertit le DG ANIP qui dit compter sur l’appui de l’autorité de tutelle en la personne du ministre Raphaël Akotegnon pour ramener à l’ordre les responsables locaux qui se livrent à cette pratique. Car, le bon déroulement du processus électoral en dépend, conclut Aristide Adjinacou.

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