Élections générales de 2026 : deux articles du code électoral attaqués devant le parlement de la CEDEAO

À quelques mois des élections générales de 2026, les inquiétudes grandissent au sujet du code électoral. Dans une correspondance adressée au président du parlement de..

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À quelques mois des élections générales de 2026, les inquiétudes grandissent au sujet du code électoral. Dans une correspondance adressée au président du parlement de la CEDEAO, Communauté Économique des États de l’Afrique de l’ouest, le juriste Adégbola Franck OKE dénonce le caractère «sélectif et déséquilibré» de certaines dispositions du code qui, selon lui, menacent «l’équité du processus électoral» et à même d’«engendrer une crise sociopolitique aux ramifications inquiétantes».

Depuis Porto-Novo, la capitale administrative du Bénin, un homme de droit écrit au parlement de la CEDEAO. Dans sa correspondance, le juriste-consultant exprime ses préoccupations quant-au processus électoral en cours. Dans sa requête, il s’attaque aux articles 132 et 146 du code électoral en vigueur en République du Bénin. En effet, alors que le premier impose désormais que tout candidat à la présidence ou à la vice-présidence de la République soit parrainé par au moins 15 % des députés et/ou des maires, répartis dans trois cinquièmes (3/5) des circonscriptions électorales législatives, le second instaure un seuil de représentativité de 20 % dans chacune des 24 circonscriptions électorales législatives avant de prétendre au partage de sièges au parlement. Dans sa correspondance, l’avocat Béninois explique que cette dernière disposition favorise les partis politiques de la mouvance présidentielle que constituent le BR et l’UP-R, qui peuvent facilement échapper au seuil des 20% grâce à un accord de coalition parlementaire autorisé par la loi, contrairement à l’opposition. Or, cet état de chose, pense-t-il, «altère gravement le principe d’égalité des chances en politique», déplore l’homme de droit. À ces contraintes, s’ajoute, selon l’avocat Béninois, «une carence institutionnelle majeure». Il justifie son affirmation par le fait que le code électoral ne garantit pas l’accès des partis aux documents électoraux originaux, notamment les procès-verbaux de la CENA. Ce qui, à l’en croire, compromet l’exercice effectif des recours juridiques en cas de contentieux. «Cette opacité entache la crédibilité du processus électoral et mine la confiance des citoyens dans les mécanismes démocratiques», dénonce Adégbola Franck OKE, qui invite le président du parlement de la CEDEAO à agir et vite. En quoi faisant ? En initiant une «action préventive» pour, dit-il, préserver la paix, renforcer la légitimité des institutions démocratiques et consolider la stabilité au sein de l’espace communautaire.

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