Crise Bénin – Niger : voici ce que Niamey attend de Romuald Wadagni

Après la présidentielle du 12 avril 2026 au Bénin, les autorités nigériennes ont exprimé leurs attentes vis-à-vis du président élu, Romuald Wadagni. L’annonce a été faite samedi 18 avril, par le ministre d’État nigérien en charge de l’Intérieur, Toumba Mamadou. Président élu au Bénin, selon les chiffres annoncés par les institutions compétentes en matière électorale,…

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Après la présidentielle du 12 avril 2026 au Bénin, les autorités nigériennes ont exprimé leurs attentes vis-à-vis du président élu, Romuald Wadagni. L’annonce a été faite samedi 18 avril, par le ministre d’État nigérien en charge de l’Intérieur, Toumba Mamadou.

Président élu au Bénin, selon les chiffres annoncés par les institutions compétentes en matière électorale, Romuald Wadagni est attendu au tournant par les autorités nigériennes. À Niamey, le discours est sans ambiguïté : la reprise des relations apaisées avec Cotonou passe par des « gages de bonne volonté ». Le ministre d’État nigérien en charge de l’Intérieur, Toumba Mamadou, a clairement exposé la position de son pays lors d’un entretien accordé à la Radio Télévision du Niger, le 18 avril 2026. Selon lui, la crise entre les deux pays voisins ne saurait être réduite à la personne de l’ancien président béninois. « Le problème ce n’est pas Talon, le véritable problème, c’est toujours Macron », a-t-il affirmé. Dans cette perspective, Niamey attend du nouveau pouvoir béninois une certaine clarification : « que le Bénin dise clairement qu’il n’a rien à voir avec les intérêts de la France et qu’il ne facilite pas la présence de forces étrangères sur son territoire…». Une condition jugée essentielle pour envisager la reprise des activités entre les deux pays, aujourd’hui fragilisées par une « confiance rompue ». Du côté de Bénin, Romuald Wadagni a déjà affiché une volonté d’ouverture. Lors de la présentation de son projet de société au Palais des congrès, il a exprimé son intention de renouer le dialogue avec les autorités nigériennes afin de dissiper les tensions et relancer la coopération entre les deux pays voisins. « Nous allons saisir l’occasion du renouvellement à la tête de l’État pour repartir encore vers certains de nos voisins qui peinent à nous faire confiance. La nature nous a fait voisins et on ne pourra rien y faire. Autant collaborer davantage », a-t-il déclaré lors du lancement de son projet de société 2026-2033, ce samedi 21 mars 2026. « Le Bénin n’a jamais accueilli une base militaire étrangère depuis 1960  » Le gouvernement béninois a, à maintes reprises, démenti la présence de bases militaires étrangères sur son territoire et a insisté sur le fait qu’il ne servira jamais de pont pour la déstabilisation d’un autre Etat. « Le Bénin n’a jamais accueilli une base militaire étrangère depuis 1960 « , a déclaré le chef de la diplomatie béninoise Olushegun Bakari sur le plateau de France 24 le 14 janvier 2026. Face aux multiples défis (développement, sécurité) auxquels il est confronté, le Bénin entretient une coopération avec différents pays dont les États-Unis, la Chine, la France, les Emirats Arabes-Unis et le Nigéria. « Cette diversification des partenaires permet au pays de mieux lutter contre le terrorisme, un enjeu majeur qui nécessite la mutualisation des forces, quels que soient les types d’organisations auxquels appartiennent les pays, a ajouté, le Ministre des Affaires étrangères.

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