Le Gouvernement béninois a réagi à l’élection de Patrice Talon à la tête du Sénat, la nouvelle chambre haute du Parlement.
Intervenant ce weekend dans l’émission « Face à l’actualité », diffusée sur la Télévision nationale, le Ministre-Porte-Parole du Gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji a livré le point de vue de l’exécutif sur ce retour en force de l’ancien président de la République, au-devant de la scène politique.
Attendue depuis plusieurs mois, l’installation du Sénat béninois est entrée dans sa phase opérationnelle avec à la clé, l’élection du Bureau dirigeant de l’organe. A l’arrivée, c’est l’ancien Président Patrice Talon qui est élu pour diriger la première mandature de l’institution.
Ce changement institutionnel n’a pas laissé l’exécutif indifférent. Pour Wilfried Léandre Houngbédji, Ministre Porte-parole du Gouvernement, l’aboutissement de ce processus de mise en place témoigne de la bonne marche des institutions de la République.
Interrogé sur les attentes du Gouvernement Wadagni vis-à-vis de la Chambre haute, il répond sans langue de bois : « L’exécutif attend que cette nouvelle institution intervienne de façon complémentaire avec les autres pour nous aider à ce que notre pays continue sa marche vers le progrès ».
Le Ministre Porte-parole a également souhaité que le processus de développement amorcé, entretienne la cohésion nationale entre tous les fils et filles du pays et « aide à avoir des mœurs politiques plus agréables, des acteurs politiques plus responsables, toutes choses découlant des missions que le législateur a confié aux sénateurs ».
L’élection de Patrice Talon, un signe de sagesse
Après dix ans passés à la tête du Gouvernement, l’ancien Président de la République Patrice Talon est porté à la tête de la première mandature du Sénat pour les cinq prochaines années. En effet, sur 24 membres présents, il a recueilli 24 voix, soit 99% des suffrages. Alors que certains acteurs politiques y voient un mauvais signe, au regard des attributions accordées à cette chambre, l’exécutif béninois a tout autre appréhension.
Dans son intervention, Wilfried Houngbédji a salué le consens qui a prévalu pendant le vote du jeudi 06 août dernier. « Si le président Patrice Talon se retrouve à la tête du sénat, cela n’est pas que de sa seule volonté. Il a beau se porter candidat comme d’autres qui auraient voulu se porter candidat. Mais il a encore bien fallut que l’ensemble des membres de l’institution lui accordent confiance pour qu’il en soit aujourd’hui le premier responsable. Il y a d’autres personnalités qui avaient la volonté de briguer la présidence de l’institution (…) Qu’elles aient discuté, trouvé les mots, les arguments pour peut-être dissuader les autres afin qu’à la fin tous discutent d’une même voix, je crois qu’il n’y a pas mieux comme signe de sagesse que l’institution nous envoie », a-t-il expliqué.
Et d’ajouter : « C’est un bon signe et on peut être rassuré de ce que ces personnalités au sein de l’institution, fonctionneront vraiment comme des sages, regarderont et apprécieront les situations qui seront soumises à leur connaissance avec un regard de sages ».











