L’opération de libération des espaces publics, occupés par les garages dans la ville de Cotonou, a effectivement démarré ce lundi 21 septembre 2026. Sur le terrain, les éléments de la mairie territorialement compétente ont procédé à la saisie d’une vingtaine de véhicules, mis en fourrière.
Au premier jour de l’opération de déguerpissement initiée par l’exécutif communal de Cotonou contre les garages, la moisson s’est plutôt révélée fructueuse. Selon les informations recueillies, 19 véhicules ont été enlevés et conduits à la fourrière.
L’opération a été menée sous la supervision de la première adjointe au maire, Mme Arlette Bello Saïzonou. Elle a concerné les épaves et les véhicules de garages stationnés irrégulièrement dans l’emprise des rues. Pour l’exécutif municipal, cette action vise à remettre de l’ordre dans l’espace public.
« L’opération se poursuivra aussi longtemps qu’il sera nécessaire », a prévenu Mme Saïzonou.
Ce que risquent les contrevenants
Cette phase répressive est encadrée par l’arrêté municipal du 16 septembre 2026. Il fixe les frais d’enlèvement et de fourrière que devront payer les propriétaires avant toute restitution.
Le barème est établi en fonction des catégories. Il faut compter 5 000 FCFA pour les deux-roues, 10 000 FCFA pour les tricycles, 30 000 FCFA pour les véhicules de 4 à 12 places, 50 000 FCFA pour ceux de 13 à 30 places et 80 000 FCFA pour les véhicules de 31 places et plus.
Pour les camions, les frais sont de 50 000 FCFA pour moins de 5 tonnes, 120 000 FCFA entre 5 et 10 tonnes et 150 000 FCFA au-delà de 10 tonnes. Des frais de fourrière journaliers, variant de 2 000 à 20 000 FCFA, s’y ajoutent.
Les épaves sont particulièrement sanctionnées, avec une amende supplémentaire de 100 000 FCFA.
La mairie précise qu’aucun véhicule ne sera restitué sans paiement intégral. Après 90 jours, les véhicules non réclamés ou dont les propriétaires sont insolvables pourront être vendus aux enchères publiques.











