Coup d’Etat déjoué au Bénin : à la Criet, l’ex-commissaire de police, Delcoz Kindjanhoundé, livre les raisons de son appel à la révolte

L’ex-Commissaire de police Delcoz Kindjanhoundé a comparu, lundi 20 avril 2026, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Il est poursuivi pour « harcèlement via internet, incitation à la haine, incitation à la rébellion et détention d’arme à feu ». L’affaire du coup d’Etat déjoué du 7 décembre dernier était…

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L’ex-Commissaire de police Delcoz Kindjanhoundé a comparu, lundi 20 avril 2026, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Il est poursuivi pour « harcèlement via internet, incitation à la haine, incitation à la rébellion et détention d’arme à feu ».

L’affaire du coup d’Etat déjoué du 7 décembre dernier était encore devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme ce lundi 20 avril. Dans le box des accusés : Delcoz Kindjanhoundé. Commissaire de police en service dans la commune d’Abomey-Calavi au moment des faits, l’homme avait été arrêté au lendemain du coup de force militaire. La justice béninoise lui reproche d’avoir diffusé sur les réseaux sociaux, une vidéo de soulèvement contre le régime du président Patrice Talon. Dans ladite vidéo, l’officier de police appelait les béninois à descendre dans les rues pour manifester leur soutien aux soldats mutins. Une attitude jugée inappropriée par les autorités, au regard de son serment de défense de l’intégrité du territoire national. A l’ouverture de la première audience dans cette affaire, le prévenu a plaidé coupable. Il a reconnu être l’auteur de la vidéo incriminée, affirmant avoir agi en toute lucidité. Delcoz Kindjanhoundé avait également évoqué l’une des raisons l’ayant conduit à agir de la sorte. A l’en croire, elle est liée à la situation des soldats déployés sur le front du terrorisme. « J’étais envoyé au front fin 2023. J’ai vu des camarades mourir, des hommes tombés sous des balles », avait-il déclaré à la barre, se disant être tracassé par « l’âme des morts ». Le policier avait, par ailleurs, expliqué avoir appelé, dans sa vidéo, le peuple béninois à une révolution en qualité de simple citoyen. « Vous étiez en tenue, est-ce que c’est ce que vous appelez qualité de simple citoyen ? », lui a adressé le président des céans, le 9 février 2026. « C’est possible dans une certaine mesure », a répondu le prévenu. Lors de l’audience de ce lundi 20 avril 2026, le prévenu a dévoilé trois autres raisons qui sous-tendent son appel au soulèvement contre le régime de la rupture. N’ayant constitué un avocat pour sa défense, le policier s’est, lui-même, chargé de transmettre les copies des documents à la Cour. Après la réception des documents, la Cour a renvoyé le dossier au 15 juin 2026, date à laquelle le ministère public sera appelé à faire ses réquisitions.

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