L’affaire impliquant Aurélie Guézo a connu son épilogue à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Ce jeudi 11 juin 2026, la Cour a prononcé la relaxe au bénéfice du doute de la comédienne béninoise.
Poursuivie par le parquet spécial de la Criet pour escroquerie via internet, la comédienne béninoise Aurélie Guézo vient d’être relaxée au bénéfice du doute. Ainsi en a décidé la Chambre correctionnelle de la juridiction spéciale, ce jeudi 11 juin.
Aurélie Guézo avait en effet été interpellée par les éléments du Centre national d’investigations numériques (CNIN) pour une affaire de carte sim. La puce, acquise au nom de l’artiste, servirait à mener des activités frauduleuses sur internet, en usurpant l’identité d’un institut public.
Tout au long de la procédure judicaire, la comédienne avait plaidé non coupable, rejetant toute implication dans ces manœuvres cybercriminelles. Son avocat, Maître Omer Sylvain Tchiakpe, avait axé sa plaidoirie sur l’absence de profil technique de sa cliente. Face au juge de la Criet, l’homme de droit a démontré qu’elle ne possédait ni le niveau d’instruction ni les compétences requises pour concevoir et exécuter une telle fraude en ligne. Dans cette affaire, Aurélie Guézo avait sollicité et obtenu une remise en liberté provisoire sous caution.
Se basant sur ces éléments, le ministère public avait lors de l’audience du 26 mars 2026, requis requis la relaxe, estimant que les éléments de preuve rassemblés ne permettaient pas d’établir avec certitude la culpabilité de la prévenue. En rendant son verdict ce jeudi, la Cour a entièrement suivi la réquisition du ministère public.
En plus de prononcer la relaxe au bénéfice du doute, le juge a formellement ordonné la restitution de la caution d’un montant d’un million de francs CFA, initialement versée par l’actrice pour garantir sa liberté provisoire. La cour a également ordonné la restitution immédiate de son téléphone portable, qui avait été placé sous scellés par les enquêteurs. La prévenue dispose de 15 jours pour faire appel du verdict, selon Libre Express.















