La Fédération Libyenne de Football (LFF) manifeste son mécontentement après la décision de la Confédération Africaine de Football (CAF) de sanctionner la Libye. Suite à l’annulation de son match contre le Nigeria dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, la CAF a infligé à la Libye une défaite par forfait (0-3) et une amende de 50 000 dollars, une sanction que la LFF juge sévère et injustifiée.
La fédération libyenne, prête à se défendre jusqu’au bout, envisage d’engager des démarches aux plus hauts niveaux pour faire annuler cette décision. Selon les informations rapportées par BBC Afrique, le président par intérim de la LFF, Abdunnaser Ahmed, dénonce une mesure « sans précédent » dans le football africain. « Les points de match ne peuvent pas être attribués de cette manière. Celui qui s’abstient de jouer avant l’annulation d’un match doit être considéré comme un perdant », a-t-il déclaré dans une interview à BBC Sport Africa, critiquant une décision qu’il considère comme un dangereux précédent. Cet affrontement avec la CAF fait suite à un incident malheureux impliquant l’équipe nigériane. Lors de la 4e journée des éliminatoires de la CAN 2025 à Benghazi, l’avion transportant les Super Eagles avait été détourné de sa destination initiale, obligeant l’équipe nigériane à passer la nuit bloquée dans un terminal de l’aéroport. En conséquence, le Nigeria avait décidé de boycotter le match, mais la CAF a jugé la Libye responsable des conditions ayant mené à cette situation. Pour la LFF, cette sanction pénalise injustement la Libye et place le pays dans une position délicate pour la suite des éliminatoires. La fédération compte mobilisé tous les recours nécessaires pour annuler cette décision et rétablir ce qu’elle estime être un traitement équitable. Face à cette controverse, la CAF reste pour le moment silencieuse, mais la LFF espère que les instances du football africain reconsidéreront leur jugement. Ce bras de fer illustre les tensions croissantes entre les fédérations nationales et la confédération continentale, alors que l’enjeu des qualifications pour la CAN 2025 suscite de vives rivalités et pressions.















