Bénin : la vraie raison de l’interpellation de l’ancien ministre Alassane Tigri

L’ancien ministre et vice-président du parti d’opposition Les Démocrates, Alassane Tigri, a été interpellé le mercredi 28 janvier 2026 à son domicile à Cotonou. Son..

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L’ancien ministre et vice-président du parti d’opposition Les Démocrates, Alassane Tigri, a été interpellé le mercredi 28 janvier 2026 à son domicile à Cotonou. Son arrestation s’inscrit dans le cadre de l’enquête judiciaire ouverte sur la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025.

On en sait un peu plus sur l’interpellation de l’ancien ministre Alassane Tigri en fin d’après-midi à son domicile, situé dans le quartier Mènotin à Cotonou. Cette opération fait suite à l’exécution d’un mandat d’arrêt délivré par le juge d’instruction en charge de l’enquête relative à la tentative de coup d’État, survenue le 7 décembre 2025. Le putsch impliquait un groupe de mutins conduits par le lieutenant-colonel Pascal Tigri, actuellement en fuite. Alassane Tigri, ancien ministre et cadre influent du parti Les Démocrates, est le frère aîné de Pascal Tigri. Le lieutenant-colonel est présenté par les autorités comme l’un des principaux instigateurs de l’opération avortée. L’enquête judiciaire, ouverte après les événements du 7 décembre, vise à identifier et établir les responsabilités individuelles dans cette affaire qualifiée d’atteinte grave à la sûreté de l’État. Le mandat d’arrêt exécuté contre Alassane Tigri s’inscrit est la suite logique des investigations menées sous l’autorité du juge d’instruction. À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite sur les charges précises retenues contre l’ancien ministre, ni sur son éventuelle mise en examen. Alassane Tigri n’est pas la seule personnalité interpellée dans le cadre de ce dossier sensible. Avant ce responsable du parti Les Démocrtaes, Chabi Yayi, fils de l’ancien président Boni Yayi a été interpellé et entendu par la justice avant d’être libéré et placé sous contrôle judiciaire. L’ancien ministre de la défense, Candide Azannaï avait également été interpellé et placé en détention pour « incitation à la rébellion ». Le député Sounon Boké Soumaïla du parti Les Démocrates a aussi été interpellé et placé en détention judiciaire.

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