Bénin : poursuivi pour escroquerie à la Criet, un avocat restitue six millions à l’une de ses victimes

L’avocat béninois âgé de 78 ans, Maitre Magloire Yansunnu, a comparu ce lundi devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet)…

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L’avocat béninois âgé de 78 ans, Maitre Magloire Yansunnu, a comparu ce lundi devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Il est poursuivi par le parquet spécial pour « abus de confiance et escroquerie via internet », dans un dossier de litige financier.

A l’ouverture de l’audience ce lundi, deux victimes se sont présentées à la barre. La première, un mécanicien de 42 ans, réclame environ 500 mille francs CFA à son ex-avocat. En effet, ce dernier l’avait défendu avec succès dans un dossier de licenciement abusif. Cela a conduit au versement des indemnités qui lui sont dus par l’employeur. Mais depuis, il n’a pas accès à l’intégralité du montant versé. Il accuse son ancien avocat de lui avoir cédé seulement une infirme partie de l’argent, ce qui ne devait pas être le cas. La seconde victime, un exploitant agricole et également client dans une affaire similaire, accuse Me Yansunnu d’avoir dissimulé la perception de fonds versés par son employeur à hauteur de plus 18 millions FCFA. Dans cette affaire, il avait saisi le Bâtonnier de l’ordre des avocats du Bénin qui a rendu une décision. En respect de cette ordonnance, Maitre Yansunnu lui avait restitué près de 3 millions, mais reste encore devoir. A la barre ce lundi, le prévenu a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés. La défense de l’accusé estime que les montants incriminés représentent en réalité les honoraires liés aux dossiers traités. Ce que rejette le représentant de la seconde victime. Pour le fils de l’exploitant agricole, empêché pour raison de santé, il ne s’agit pas d’un litige sur les honoraires mais d’un défaut de transparence sur les fonds perçus. De facto, il réclame près de 10 millions supplémentaires. Face aux juges de la Criet, Me Yansunnu a proposé à la victime, un règlement partiel de six millions de francs, ce qu’elle a accepté. La somme est remise séance tenante. La défense a ensuite sollicité une mise en liberté provisoire. Mais le ministère public a demandé un renvoi pour ses réquisitions. Favorable à cette requête, la Cour a donc renvoyé le dossier au 27 avril 2026.

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