Bénin : nouveau renvoi du procès Dangnivo au Tribunal de Cotonou

Les révélations s’enchainent dans le procès lié à l’affaire du meurtre de Pierre Urbain Dangnivo. Ce vendredi 03 juillet 2026, de nouveaux témoignages ont été enregistrés au Tribunal de première instance de Cotonou. Suspendue le vendredi 26 juin, l’audience dans l’affaire du meurtre de Pierre urbain Dangnivo a repris ce jour, vendredi 3 juillet 2026,…

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Bénin : nouveau renvoi du procès Dangnivo au Tribunal de Cotonou

Les révélations s’enchainent dans le procès lié à l’affaire du meurtre de Pierre Urbain Dangnivo. Ce vendredi 03 juillet 2026, de nouveaux témoignages ont été enregistrés au Tribunal de première instance de Cotonou.

Suspendue le vendredi 26 juin, l’audience dans l’affaire du meurtre de Pierre urbain Dangnivo a repris ce jour, vendredi 3 juillet 2026, au tribunal de première instance de Cotonou. A la barre, un témoin pas comme les autres. L’ancien Directeur Général de la Police National (DGPN), le Général Phillipe Houndégnon, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait des révélations troublantes.

Selon le DGPN, actuellement en détention dans une autre affaire, où il est poursuivi pour harcèlement via un moyen de communication électronique et incitation à la rébellion, le véritable meurtrier de Pierre Urbain Dangnivo est le nommé Isidore Akon. Pour lui, les antécédents judiciaires de l’intéressé portent à croire qu’il a participé au meurtre de l’ex-cadre du ministère des finances. « Isidore Akon est spécialiste des meurtres violents », a-t-il affirmé.

Dans sa déposition, Philippe Houndégnon a confié avoir été, au moment des faits, informé par un informateur professionnel. Une enquête avait alors été ouverte dans ce sens pour faire la lumière sur les circonstances du décès. Mais les investigations n’ont pas pu aller loin en raison de la politisation de l’affaire, a-t-il déclaré.

A la suite de l’ex-DGPN, plusieurs autres témoins ont défilé devant la Cour. Parmi eux, le Commissaire de police à la retraite, Prince Aledji. Celui-ci a dévoilé la raison pour laquelle le corps de Pierre Urbain Dangnivo est aujourd’hui introuvable.

A l’en croire, les présumés auteurs du crime auraient brûlé le corps de Dangnivo. Le charlatan Codjo Alofa, l’un des principaux accusés, lui aurait confié que le bûcher a été fait sur la tombe de la victime. Il a toutefois précisé que l’une des mains de la victime n’a pas été entièrement consumée, ce qui est une piste importante pour les enquêteurs.

Lors de la dernière audience dans cette affaire, le représentant de la famille de la victime, Grégoire Dangnivo, avait déclaré innocents les deux principaux accusés du dossier, Codjo Alofa et Donatien Amoussou, en détention depuis plusieurs années. Il accuse les autorités politiques d’alors d’y avoir joué un rôle déterminant dans la disparition de leur frère, Pierre Urbain Dangnivo, qui était un opposant farouche du régime Yayi.

La seule chose que souhaite actuellement la famille du défunt, disait-il, c’est la manifestation de la vérité. Seize ans après la disparition de Pierre Urbain Dangnivo, Grégoire Dangnivo dit toujours espérer retrouver son frère vivant.

Ce vendredi 03 juillet 2026, l’avocat de la défense, Maître Julien Togbadja, a plaidé pour la mise en liberté d’office des deux principaux accusés du dossier, Donatien Amoussou et Codjo Alofa. A l’issue des débats, l’affaire est de nouveau renvoyée au 08 juillet 2026 pour la lecture des pièces, réquisitions et plaidoiries, rapporte Bip radio.

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