Affaire Dangnivo : à la barre, Louis Philippe Houndégnon évoque le nom d’un auteur présumé

Le procès de l’affaire Pierre Urbain Dangnivo s’est poursuivi ce vendredi 3 juillet 2026 au Tribunal de première instance de Cotonou avec l’audition de l’ancien directeur général de la Police nationale, Louis Philippe Houndégnon. À la barre, il a affirmé qu’« Isidore Akon a tué Pierre Urbain Dangnivo », précisant tenir cette information d’un «…

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Reprise de l'affaire Dangnivo

Le procès de l’affaire Pierre Urbain Dangnivo s’est poursuivi ce vendredi 3 juillet 2026 au Tribunal de première instance de Cotonou avec l’audition de l’ancien directeur général de la Police nationale, Louis Philippe Houndégnon. À la barre, il a affirmé qu’« Isidore Akon a tué Pierre Urbain Dangnivo », précisant tenir cette information d’un « informateur professionnel ».

Nouvel épisode dans l’affaire Pierre Urbain Dangnivo. Devant le Tribunal de première instance de Cotonou, l’ancien directeur général de la Police nationale, Louis Philippe Houndégnon, a été entendu ce vendredi 3 juillet 2026 en qualité de témoin, à la demande des avocats de la défense. Au cours de son audition, l’ex-responsable de la Police a déclaré que « c’est Isidore Akon qui a tué Pierre Urbain Dangnivo ».

Il a toutefois expliqué que cette information ne provenait pas d’un constat personnel, mais d’un « informateur professionnel » qui la lui aurait transmise alors qu’il occupait ses fonctions à la tête de la Police nationale. Cette déposition était particulièrement attendue. Depuis plusieurs mois, Louis Philippe Houndégnon avait laissé entendre, à travers différentes prises de parole publiques, qu’il détenait des informations susceptibles d’éclairer ce dossier. C’est d’ailleurs sur cette base que ses déclarations avaient conduit les avocats de la défense à demander sa comparution devant le tribunal.

L’audition du témoin s’inscrit dans la reprise du procès de l’affaire Dangnivo, un dossier qui continue de susciter un vif intérêt au sein de l’opinion publique béninoise. Disparu en août 2010 alors qu’il était cadre au ministère chargé des Finances, Pierre Urbain Dangnivo n’a jamais cessé d’être au cœur d’une procédure judiciaire marquée par de nombreuses zones d’ombre, plusieurs rebondissements et des interrogations persistantes sur les circonstances exactes de sa mort.

Les déclarations de Louis Philippe Houndégnon ne constituent pas, à elles seules, une preuve de culpabilité. Il reviendra au tribunal d’en apprécier la portée au regard des autres éléments du dossier et des débats contradictoires.

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