À la suite de l’avis du Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention Arbitraire (GTDA), Maître Ludovic Hennebel, avocat de Joël Aïvo, est monté au créneau. Dans un communiqué publié le mercredi 13 novembre 2024, il a exigé la libération immédiate de son client, soulignant l’urgence de la situation et la nécessité d’une action rapide des autorités béninoises.
Selon Maître Hennebel, la décision rendue par le GTDA constitue une condamnation ferme et sans équivoque de la détention « injuste » et arbitraire du constitutionnaliste par les autorités béninoises. En saluant cette décision, il a appelé à la libération immédiate de Joël Aïvo. L’avocat a également précisé les implications que cet avis du GTDA devrait avoir sur l’avenir de son client. Selon lui, cette décision devrait non seulement ouvrir la voie à la libération du professeur, mais aussi à un réexamen du jugement par les autorités béninoises. En effet, dans son avis, le Groupe de Travail des Nations Unies sur la Détention Arbitraire a relevé quatre catégories de violations dans la détention du Professeur Aïvo : absence de fondement légal, violation des droits fondamentaux, manque d’équité dans le procès, et discrimination politique. Lire aussi: [Bénin: l’ex-maire d’Abomey-Calavi, Patrice Hounsou-Guèdè, devient Ambassadeur de Paix))>https://www.linvestigateur.info/?Benin-l-ex-maire-d-Abomey-Calavi-Patrice-Hounsou-Guede-devient-Ambassadeur-de&var_mode=calcul] Retour sur les faits Constitutionnaliste de renom et fervent défenseur des droits de l’homme, le professeur Joël Aïvo a été arrêté le 15 avril 2021 à Godomey-Togoudo, en périphérie nord de Cotonou, alors qu’il revenait du campus. Cette arrestation a eu lieu au lendemain de la réélection du président Patrice Talon avec plus de 86 % des voix. Mis en examen, l’ancien doyen de la faculté de droit et de sciences politiques de l’université d’Abomey-Calavi a été incarcéré à la prison de Cotonou. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) l’a ensuite reconnu coupable, ainsi que deux coaccusés (Boni Sarè Issiakou et Ibrahim Bachabi Moudjaïdou), de « blanchiment de capitaux » et « atteinte à la sûreté de l’État ». Le Professeur prend alors 10 ans réclusion criminelle. En décembre prochain, Joël Aïvo aura passé quatre ans en détention. A quand sa sortie de prison ? Mystère.















