Le dépeuplement du landerneau politique béninois d’opposants, à quelques mois de la présidentielle, est l’une des questions qui agitent les débats. Alors que le Chef de l’Etat Patrice Talon a acté son départ, et sa succession sauf cas extraordinaire, aura lieu dès mai 2026, on se demande si les opposants qui ont promis, monts et merveilles aux populations, en ce qui concerne l’alternance au sommet de l’Etat, sont toujours dans le pays.
Au Bénin, les opposants sont recherchés en pleine journée, torche en main. Où se trouvent le parti Nouvelle Force Nationale (NFN), et son leader Apollinaire Avognon ? Membre du cadre de concertation des partis de l’opposition, il demeure et ce, jusqu’à preuve du contraire, un opposant au régime en place. Mais au fur et à mesure qu’on approche le 12 avril 2026, date de la tenue de la présidentielle au Bénin, Apollinaire Avognon est recherché comme une aiguille dans une botte de foin. Pourtant, sa formation politique NFN, fait partie de l’opposition considérée comme radicale. Membre à part entière du cadre de concertation des partis de l’opposition dont le coordonnateur est Eugène Azatassou, vice-président du parti « Les Démocrates », Apollinaire Avognon a itérativement insisté sur l’alternance au sommet de l’Etat, à chacune de ses sorties médiatiques ou sur les réseaux sociaux. Sa tentative qui consistait à prendre le lead du cercle des mécontents ou acteurs politiques, pulvérisés par le mécanisme mis en place par le régime en place, à travers son slogan « Etchikô », « On en a marre en français », n’a jamais prospéré. La mayonnaise n’a en réalité pas pris. Pire, le passage d’Apollinaire Avognon dans les locaux de la sous-direction des affaires financières ex- brigade économique et financière (BEF), a complètement propulsé dans l’anonymat, un leader dont l’avènement sur la scène politique coïncidait avec le durcissement des lois électorales sous le sceau du système partisan. La descente aux enfers d’un dirigeant dont le parti peine à…. En effet, s’il y a des cadors politiques qui devraient en réalité effrayer le régime en place, la NFN et son leader n’en ont pas l’étoffe. Créé en pleine restructuration du sérail politique béninois sous le paradigme du système partisan, la NFN ressemble plus à un tigre en carton mieux qu’un parti enraciné dont les actions sur le terrain, devraient faire peur. Sans députés, maires, conseillers communaux ni élus locaux, elle existe plus de nom que sur le terrain. Pour beaucoup il est étonnant que le parti ait pu contourner les difficultés liées à la création de partis politiques au Bénin, surtout à l’avènement du système partisan, pour voir le jour. Les rares fois que ses leaders ont tenté de prendre part à une élection, cela s’est soldé par un échec. Le parti a toujours été recalé par la commission électorale nationale autonome (CENA), parce qu’il peine, à en croire la structure en charge des élections, à remplir les conditions. Dans un environnement où il est difficile pour les formations politique d’émerger (surtout celles de l’opposition), le coup de boutoir pour M. Avognon et son parti, a sans doute été l’interpellation en avril 2025 du leader par la police. Apollinaire Avognon arrêté, a été gardé à vue à la Brigade économique et financière, avant d’être présenté au procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Maître Aboubacar Baparapé, l’un de ses avocats au moment des faits, a confirmé plus tard son audition. Auditionné en effet, le juge des libertés et de la détention n’a pas jugé utile de le placer sous mandat de dépôt. Du coup, il a été libéré, mais placé sous convocation. Depuis ce passage, qui a peut-être marqué négativement sa vie politique, on le suppose, ses apparitions lors des sorties du cadre de concertation des partis de l’opposition, sont devenues rares. Autrefois, un représentant de son parti, mandaté, prenait la parole en son nom. Poursuivi, pour harcèlement par le biais d’un système de communication électronique après deux publications faites sur les réseaux sociaux, selon les autorités judiciaires, on ignore si l’affaire a été finalement classée ou non. Seulement, plus l’ombre de M. Avognon dans le public. Par le truchement d’un regroupement de partis hétéroclites et mouvements sans véritable colonne vertébrale, dénommé « 3è voix », il a tenté en vain de recoller les morceaux.Apollinaire Avognon : le précurseur du slogan « Etchikô », opposant radical à Talon et la NFN ‘’portés disparus’’
Le dépeuplement du landerneau politique béninois d’opposants, à quelques mois de la présidentielle, est l’une des questions qui agitent les débats. Alors que le Chef..
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