Affaire parrainage Chez Les Démocrates : la Cour d’appel de Cotonou a rendu une décision

Tout va aussi vite comme on ne pouvait l’imaginer dans l’affaire relative au parrainage du parti d’opposition, Les Démocrates, en lice pour l’élection présidentielle du..

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Tout va aussi vite comme on ne pouvait l’imaginer dans l’affaire relative au parrainage du parti d’opposition, Les Démocrates, en lice pour l’élection présidentielle du 12 avril 2026. Ce qu’on savait déjà est que le 28è formulaire de parrainage est rendu caduc. Le parti était vend debout contre la décision de la CENA. Mais ça va désormais vite.

‎ »L’affaire Sodjinou » ou « affaire parrainage  » relative aux difficultés rencontrées par le parti Les Démocrates, en lice pour la présidentielle connait un nouveau rebondissement. Selon le journaliste Serge Nonvignon, le dossier a été attaqué en appel. Et, selon la même source, la Cour d’appel de Cotonou a confirmé la décision du juge des référés. En d’autres termes, le formulaire du parrainage du 2 septembre 2025, délivré au député Michel Sodjinou, est bel et bien caduc. ‎En effet, à travers une ordonnance n°288/2025du 13 octobre 2025 rendue après une requête, par le président du tribunal de première instance de première classe de de Cotonou, Michel Sodjinou par exploit d’huissier en date du 13 octobre, a donné assignation à Thomas Boni Yayi, au Parti politique « Les Démocrates » et au président de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) devant le juge des référés du tribunal de première Instance de première classe de, Cotonou aux fins de voir ordonner aux deux premiers défendeurs la restitution de sa fiche de parrainage et, à défaut, d’enjoindre au troisième défendeur, le président de la Commission Electorale Nationale Autonome, de lui délivrer une nouvelle fiche de parrainage, en lieu et place de celle confisquée. Il faut dire que malgré l’ordonnance du juge des référés, le président du parti, Boni Yayi n’a pas remis la fiche au parrain, le député Michel Sodjinou. Le lendemain, c’est-à-dire le 14 octobre, la Commission électorale nationale autonome (CENA), a délivré une autre fiche conformément à la décision du juge, au parrain. Des appels incessants à la raison ont été lancés par le parti au député. D’abord, le vice-président Éric Houndété a adressé une lettre diffusée sur les réseaux sociaux au député, lui demandant de remettre sa fiche au parti. Ensuite, il y a une lettre de 25 coordonnateurs de circonscriptions électorales adressée au député pour la même cause. Et enfin, 18 femmes, cadres, députées à l’Assemblée nationale ou membres du Bureau Exécutif National du parti. Malgré tous ces appels, le problème n’a pas été solutionné. C’est ainsi que ce vendredi 17 octobre, les dirigeants du parti à qui la CENA a donné 72 heures pour compléter les dossiers déposés dans le cadre de l’élection présidentielle, sont retournés au siège de la CENA déposer, à nouveau, le parrainage déclaré caduc et gardé en dépit de l’ordonnance du juge plus haut citée, par le président Boni Yayi. Il est vrai que lors d’une sortie médiatique le jeudi 16 octobre, le parti a contesté la décision du juge du TPI de Cotonou, et entend saisir les sages de la Cour constitutionnelle mais cette décision de la Cour d’appel de Cotonou, vient encore compliquer leur existence dans la course à la succession à Patrice Talon.

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